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Deux Françaises condamnées à une décennie de détention en Turquie pour transport de stupéfiants

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Le tribunal d’Istanbul a rendu son verdict. Deux jeunes femmes, arrêtées en février avec une importante quantité de cannabis, écopent chacune de dix ans d’emprisonnement.

Un tribunal d’Istanbul a prononcé une peine de dix années d’incarcération à l’encontre de deux ressortissantes françaises, âgées de 22 et 23 ans. Cette décision judiciaire fait suite à leur interpellation en février dernier lors d’une escale aérienne dans la métropole turque. Les autorités avaient alors découvert, dans leurs bagages, une quantité substantielle de résine de cannabis, évaluée à plusieurs dizaines de kilogrammes.

Les prévenues se sont toujours défendues d’avoir eu connaissance de la nature du contenu des valises qui leur avaient été confiées. Selon leurs déclarations, un ami commun leur aurait proposé un voyage tout compris en Thaïlande, en échange du simple transport de bagages jusqu’en Belgique. Elles affirment avoir été abusées par cette personne, laquelle serait actuellement incarcérée en France.

Le magistrat a retenu le chef d’inculpation de transport de stupéfiants, et non celui de trafic, ce qui a évité aux accusées une condamnation plus sévère pouvant atteindre vingt ans de réclusion. Outre l’emprisonnement, une amende pécuniaire a été infligée à chacune d’elles. La défense a immédiatement annoncé vouloir orienter ses efforts vers une procédure de transfèrement, afin que les deux jeunes femmes puissent purger leur peine sur le territoire français, sous réserve d’un accord entre Paris et Ankara.

La Turquie, plaque tournante géographique pour le narcotrafic, applique une législation réputée stricte en la matière. Les avocats des deux condamnées ont souligné que leurs clientes étaient détenues dans des conditions correctes au sein d’un établissement pénitentiaire majeur de la région. Les familles, présentes à l’audience, maintiennent fermement l’innocence des jeunes femmes, les décrivant comme des victimes d’une manipulation. La suite de la procédure dépendra désormais des démarches diplomatiques et judiciaires engagées pour un éventuel rapatriement.

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