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Économie

La liquidation de Brandt sonne le glas d’un fleuron de l’électroménager français

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_**Le tribunal de Nanterre a prononcé jeudi la disparition du groupe centenaire, entraînant la suppression d’environ 700 postes. Un projet de reprise en coopérative, pourtant largement soutenu, n’a pas convaincu la justice.**_

La décision du tribunal des activités économiques de Nanterre met un terme définitif à l’existence du groupe Brandt. Ce fleuron industriel, en redressement judiciaire depuis plusieurs mois, est placé en liquidation. Cette issue entraîne la suppression de l’ensemble des emplois, soit près de 700 postes, sur les sites français de l’entreprise.

Un projet de reprise sous forme de société coopérative et participative, porté par le collectif Revive, avait émergé comme la dernière possibilité de sauver une partie de l’activité et au moins 370 emplois. Cette proposition avait bénéficié ces dernières semaines d’un soutien marqué des pouvoirs publics et des salariés, avec des engagements financiers publics estimés à une vingtaine de millions d’euros. La justice a finalement estimé que ce plan ne présentait pas les garanties suffisantes de viabilité.

Avec Brandt disparaissent également les marques Vedette, Sauter et De Dietrich, détenues par le même groupe. L’entreprise, propriété du groupe algérien Cevital depuis 2014, possédait deux usines en Centre-Val de Loire, un centre de service après-vente en région parisienne et son siège social dans les Hauts-de-Seine. Son chiffre d’affaires s’élevait à 260 millions d’euros.

Le secteur du gros électroménager, auquel appartient Brandt, traverse une période difficile, marquée par un recul persistant des ventes, lui-même lié au ralentissement du marché immobilier. Cette conjoncture défavorable a contribué à fragiliser la structure financière de l’entreprise.

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