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Une heure de marche pour vingt minutes de natation

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_**À Perpignan, la suppression des navettes scolaires pour les équipements sportifs proches contraint des collégiens à un long trajet pédestre, réduisant drastiquement le temps d’enseignement dans l’eau.**_

La décision du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales suscite une vive inquiétude dans un établissement de Perpignan. Depuis le début du mois, le transport par bus n’est plus assuré pour les déplacements vers les infrastructures situées à moins d’un kilomètre et demi d’un collège. Cette mesure, prise pour maîtriser des coûts en forte hausse, a des conséquences directes sur les cours de natation.

Les élèves de sixième doivent désormais effectuer à pied l’aller-retour vers la piscine, soit un parcours d’environ trois kilomètres. Ce trajet, qui s’ajoute aux impératifs de changement de tenue, réduit considérablement la durée effective de la leçon. Sur une plage horaire initiale d’une heure cinquante minutes, le temps passé dans l’eau ne dépasserait pas vingt minutes, selon les enseignants. Ils redoutent par ailleurs les conditions lors des intempéries, les enfants devant reprendre le chemin du collège avec les cheveux encore mouillés.

Le corps professoral déplore un manque de dialogue dans la mise en œuvre de cette règle. Des propositions d’organisation, comme la mutualisation des trajets entre plusieurs classes pour optimiser l’usage des véhicules, n’ont pas été retenues. L’argument avancé par la collectivité serait l’impossibilité de déroger à la règle nouvellement établie.

Cette situation préoccupe d’autant plus les éducateurs que près de la moitié des élèves de sixième de cet établissement classé en réseau d’éducation prioritaire ne savent pas nager. Ils estiment que l’apprentissage de la natation, considéré comme une priorité nationale en matière de sécurité, se trouve ainsi compromis. La vice-présidente du Département chargée de l’éducation a indiqué être ouverte à la discussion tout en maintenant que la décision budgétaire, motivée par une explosion des frais de transport, ne serait pas remise en cause.

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