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Une soirée caritative sous tension aux Folies Bergère
_**La Nuit du bien commun, un gala de collecte de fonds, a été marquée par des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants à son arrivée parisienne. L’événement, régulièrement contesté, a dû composer avec des perturbations tout en poursuivant sa levée de fonds.**_
La célèbre salle des Folies Bergère a servi de cadre, jeudi soir, à une édition mouvementée de la Nuit du bien commun. Cet événement caritatif, fondé par l’homme d’affaires Pierre-Edouard Stérin, a rassemblé environ un millier de donateurs pour une soirée de collecte de fonds au profit de plusieurs centaines d’associations. Comme lors de ses précédentes éditions en région, la tenue de ce gala à Paris n’a pas échappé à la contestation.
Plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblés aux abords du théâtre pour protester contre ce qu’ils perçoivent comme des liens entre l’organisation et la droite conservatrice. Les forces de l’ordre, déployées en nombre, ont maintenu une séparation entre les opposants et les accès à la salle. Malgré ce dispositif, des incidents ont émaillé la soirée. Des individus ont réussi à lancer des pétards et à déployer une banderole sur la façade du bâtiment, tandis que des nuisances olfactives ont brièvement perturbé l’atmosphère à l’intérieur.
Ces perturbations n’ont toutefois pas interrompu le déroulement de la levée de fonds. Sur scène, l’animation se poursuivait, entre présentations d’associations bénéficiaires et numéros de divertissement, dont un french cancan. Les dons, annoncés comme intégralement déductibles des impôts, s’accumulaient au fil de la soirée. Les organisateurs affirment que le concept, depuis sa création, a permis de collecter plus de 28 millions d’euros pour des causes sociales, médicales ou environnementales, tout en garantissant l’absence de tout critère politique dans la sélection des associations soutenues.
Pour les contestataires, la motivation réside précisément dans l’écosystème autour de l’événement. Ils pointent du doigt le parcours et les engagements politiques de son fondateur, Pierre-Edouard Stérin, connu pour son projet Périclès visant à promouvoir des idées libérales-conservatrices. Bien que ce dernier ait quitté le conseil d’administration de la Nuit du bien commun, il en reste un mécène via une structure sœur, le Fonds du bien commun. Cette proximité est jugée inacceptable par les collectifs présents, qui y voient une forme de blanchiment d’idéologies qu’ils combattent.
Cette opposition croissante a des conséquences concrètes. Elle a conduit certaines associations à se retirer de l’événement par crainte d’être associées à la polémique, et a même provoqué l’annulation de certaines dates en province. À l’intérieur de la salle, cependant, de nombreux participants se disent étrangers à ces considérations, venus uniquement, selon leurs dires, pour soutenir des actions caritatives. Le fossé semble ainsi se creuser entre la perception d’un événement purement philanthropique et celle d’une initiative à la coloration politique assumée, garantissant que chaque nouvelle édition s’annonce sous le signe de la controverse.
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