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Marseille exige des mesures concrètes face à la criminalité liée aux stupéfiants

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La cité phocéenne, frappée par un nouvel assassinat, attend des pouvoirs publics une réponse opérationnelle immédiate pour endiguer la violence des réseaux de drogue.

Les représentants du gouvernement se rendent ce jeudi dans la ville de Marseille, une semaine après la mort de Mehdi Kessaci. Cette visite intervient dans un climat de vive attente, alors que la lutte contre les trafics de stupéfiants demeure un enjeu majeur pour les autorités locales. Le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Justice doivent rencontrer les acteurs judiciaires et policiers engagés sur le terrain, ainsi que les proches de la victime.

La famille Kessaci, déjà éprouvée par la perte d’un autre membre en 2020, a exprimé son impatience face aux promesses répétées. Amine Kessaci, militant anti-drogue bénéficiant d’une protection policière, a réclamé des actions tangibles plutôt que des déclarations. L’assassinat de son jeune frère, perpétré en pleine journée, a provoqué une onde de stupeur dans l’agglomération. Les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’un meurtre à caractère intimidant.

Au-delà de ce drame, c’est l’ensemble des acteurs locaux qui s’alarment de la montée des tensions. Des magistrats évoquent des difficultés croissantes dans le traitement des affaires liées au narcotrafic, certains plaidant pour un renforcement des dispositifs de protection. Des organisations criminelles n’hésitent pas à recruter des mineurs via les réseaux sociaux pour commettre des exactions, pour des sommes dérisoires.

L’appareil judiciaire marseillais, bien que renforcé ces dernières années, doit faire face à un volume considérable d’affaires en attente de jugement. Près de cinq cents procédures criminelles sont actuellement en instance devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, dont celle concernant le meurtre de Brahim Kessaci. Malgré les annonces de priorisation, les délais restent significatifs.

La réponse étatique s’organise à différents niveaux. Le chef de l’État a récemment préconisé une approche calquée sur la lutte antiterroriste, sans en préciser les modalités pratiques. Des demandes d’extradition ont été formulées à l’encontre de plusieurs individus soupçonnés d’implication dans des trafics internationaux. Localement, le maire de Marseille réclame des moyens supplémentaires, tandis que des voix s’élèvent contre toute mesure exceptionnelle jugée inefficace sur le long terme.

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