Culture
Le Fooding, 25 ans d’audace gastronomique
Depuis un quart de siècle, ce guide culinaire incarne un regard novateur sur la restauration française, même si son influence évolue dans un paysage désormais saturé.
Le Fooding présente cette semaine sa sélection annuelle à l’occasion de son vingt-cinquième anniversaire. L’ouvrage maintient sa philosophie initiale de découvreur de talents, bien que son rôle précurseur paraisse moins distinctif dans un univers gastronomique aujourd’hui foisonnant. Son édition 2026 répertorie deux cent cinquante établissements inédits, des restaurants aux commerces alimentaires en passant par des hébergements. La codirectrice du guide souligne la prédilection pour des lieux modestes, authentiques, portés par l’investissement personnel de leurs créateurs.
Parmi les dix-huit distinctions dévoilées, le titre de meilleure table revient à La Maison de la Pia, installée dans un village des Alpes-Maritimes. Cette adresse intimiste, qui ne propose qu’une quinzaine de couverts et deux chambres, sert une carte unique renouvelée au gré des saisons avec des ingrédients locaux. Les propriétaires, Camille Burle et Thomas Guernion, expriment leur stupéfaction face à cette récompense, eux qui avaient quitté la capitale pour se consacrer à ce projet loin des projecteurs.
Cette attribution s’inscrit dans la ligne directrice du Fooding, entièrement racheté par Michelin en 2020, qui privilégie les pépites méconnues par rapport aux établissements médiatisés. Autrefois perçu comme un phénomène parisien, le guide accorde désormais une attention accrue aux régions. Seules quatre adresses primées cette année se trouvent en Île-de-France.
Fondé en 2000 par Alexandre Cammas et Emmanuel Rubin, le Fooding – né de la fusion des mots « food » et « feeling » – ambitionnait de dépoussiérer une gastronomie française alors en perte de vitalité. Outre ses découvertes, le guide a su anticiper des mouvements émergents comme la bistronomie, les cuisines végétales ou les vins naturels. Il a également été précurseur dans la mise en lumière des femmes cheffes, des questions environnementales et des conditions de travail en cuisine.
Les récompenses conservent leurs appellations décalées, avec un meilleur potager, une meilleure dînette ou un antidépresseur culinaire. Le guide a parallèlement publié sa deuxième sélection de bars PMU. Les lauréats attestent de l’impact concret de ces distinctions. Guillaume Monjuré, doublement primé, se souvient d’une affluence soutenue pendant près d’un an après sa distinction. Thomas Benady confirme cet afflux de clientèle suite à son propre trophée.
Si le Fooding garde une influence réelle, certains observateurs notent un certain essoufflement dans un contexte où les réseaux sociaux et les émissions culinaires ont démocratisé la découverte gastronomique. Reste que son héritage demeure fondamental. Emmanuel Rubin, son cofondateur, estime que le guide a libéré la création culinaire en France, même s’il se trouve désormais parfois imité ou dépassé. Son approche a incontestablement participé à transformer le paysage gastronomique national.
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