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Culture

Deux partitions inédites de Bach ressuscitées après trois siècles d’oubli

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Après trente années d’enquête musicologique, deux chaconnes pour orgue viennent d’être authentifiées comme l’œuvre du jeune Bach et interprétées pour la première fois à Leipzig.

La musique de Jean-Sébastien Bach s’est enrichie de deux nouvelles compositions, récemment identifiées par les spécialistes. Ces pièces pour orgue, une chaconne en ré mineur et une autre en sol mineur, ont retrouvé leur créateur après une investigation de plus de trois décennies. Leur exécution publique a eu lieu dans l’église Saint-Thomas de Leipzig, lieu de sépulture du maître baroque.

La reconstitution de ce puzzle musicologique remonte à la découverte de manuscrits non signés dans les collections de la Bibliothèque royale de Belgique en 1992. L’absence de signature et de date avait longtemps empêché leur attribution définitive. Les recherches ont progressivement révélé que ces œuvres présentaient des caractéristiques stylistiques propres au compositeur dans sa jeunesse.

L’élément décisif est intervenu grâce à l’identification de la main qui avait copié les partitions. Un portail de recherche développé par l’Académie des sciences de Saxe a permis d’établir que le copiste était Salomon Günther John, élève de Bach à Arnstadt vers 1705. La comparaison avec des documents contemporains a confirmé cette paternité, situant la création de ces chaconnes durant la période où le musicien officiait comme organiste en Thuringe.

L’interprétation de ces pièces a été confiée à l’organiste néerlandais Ton Koopman, qui les a jugées d’une qualité remarquable et promises à une large diffusion dans le répertoire des organistes. D’une durée respective de six minutes trente et trois minutes trente, elles viennent d’être publiées par la maison d’édition Breitkopf & Härtel et sont désormais accessibles au public.

Cette attribution constitue un événement significatif pour la musicologie, s’inscrivant dans une série de redécouvertes concernant l’héritage bachien. Les Archives Bach de Leipzig, à l’origine de plusieurs trouvailles similaires ces dernières décennies, confirment ainsi leur rôle essentiel dans l’enrichissement de la connaissance de l’œuvre du compositeur.

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