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Économie

L’Assemblée adopte la mise en pause de la réforme des retraites

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Le Parlement a entériné le report de l’âge légal de départ, une décision qui provoque des fractures au sein de la majorité comme de l’opposition.

L’Assemblée nationale a approuvé mercredi le report de l’application de la réforme des retraites, marquant une pause dans le calendrier initial qui prévoyait l’augmentation progressive de l’âge légal. Cette décision intervient dans un contexte politique tendu, où le gouvernement cherchait à éviter un rejet du budget de la Sécurité sociale. Le texte a recueilli 255 voix, bénéficiant du soutien des socialistes, des écologistes, du Rassemblement national et du groupe Liot, tandis que les députés de la majorité présidentielle s’abstenaient massivement.

Le dispositif suspend jusqu’en janvier 2028 la progression vers les 64 ans et le relèvement du nombre de trimestres requis. Les personnes nées en 1964 pourront ainsi partir à 62 ans et neuf mois, avec 170 trimestres de cotisation au lieu des 63 ans et 171 trimestres initialement prévus. Le gouvernement a élargi le champ de la mesure aux carrières longues, une extension dont le coût est estimé à 1,9 milliard d’euros en 2027.

Cette pause divise profondément la classe politique. À droite, Les Républicains et Horizons dénoncent un renoncement dangereux pour les finances publiques. La gauche se fracture entre les socialistes et les écologistes, qui soutiennent la mesure, et les Insoumis et communistes, qui y voient une manœuvre dilatoire. Les syndicats réagissent également de manière contrastée, entre satisfaction affichée et dénonciation d’un simple report.

Le parcours législatif s’annonce complexe, le Sénat devant examiner le texte à partir de samedi dans un climat d’hostilité. L’échéance budgétaire ajoute une pression supplémentaire, avec la possibilité que l’ensemble du budget de la Sécurité sociale soit transmis sans vote préalable. Cette incertitude institutionnelle illustre les difficultés persistantes autour d’un dossier qui continue de structurer les clivages politiques.

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