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Les États-Unis investissent massivement dans une renaissance nucléaire

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Le gouvernement américain s’engage à hauteur de 80 milliards de dollars pour développer de nouveaux réacteurs en partenariat avec Westinghouse, marquant un tournant stratégique dans la politique énergétique nationale.

L’administration fédérale américaine a officialisé un partenariat historique avec Westinghouse Electric Company pour la construction de nouvelles installations nucléaires. Cet engagement financier sans précédent représente une accélération significative du programme de relance de l’atome civil sur le territoire national. La décision intervient dans un contexte de demande électrique croissante, particulièrement portée par l’expansion des centres de données et le développement des technologies d’intelligence artificielle.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du décret présidentiel publié fin mai dernier, qui fixait l’objectif de dix réacteurs conventionnels en construction avant 2030. Elle matérialise une orientation politique déterminée à reconstituer les capacités industrielles dans le domaine nucléaire, après plus d’une décennie de stagnation. Le secteur avait en effet connu un net ralentissement depuis 2009, marqué par l’absence de nouveaux chantiers et plusieurs projets confrontés à des difficultés financières.

Plusieurs facteurs conjoncturels expliquent ce regain d’intérêt pour l’énergie atomique. Les bouleversements géopolitiques récents ont mis en lumière la nécessité pour les États de sécuriser leurs approvisionnements énergétiques. Parallèlement, la consommation électrique nationale connaît une augmentation soutenue, alimentée par le développement massif des infrastructures numériques et des besoins en calcul intensif.

La relance du nucléaire s’observe également au niveau local, comme en témoigne l’annonce récente de la gouverneure de New York concernant un projet de nouvelle centrale. Cette dynamique contraste avec la fermeture récente du site d’Indian Point et témoigne d’une évolution des perceptions sur la question énergétique.

Le retour en grâce de l’atome civil marque une rupture avec la période ouverte par l’incident de Three Mile Island en 1979, qui avait durablement affecté la confiance du public et gelé les autorisations de construction. Seules les unités 3 et 4 de la centrale Vogtle en Géorgie avaient obtenu des permis ces dernières décennies, avec des mises en service intervenues respectivement en 2023 et 2024.

Westinghouse Electric Company, héritière de l’historique Westinghouse Electric Corporation fondée en 1886, renaît ainsi de ses cendres après son dépôt de bilan en 2017. Le groupe, désormais contrôlé par Brookfield Corporation avec une participation minoritaire de Cameco, retrouve un rôle central dans la politique énergétique américaine.

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