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Économie

La France sanctionnée par S&P Global Ratings

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L’agence de notation dégrade la solvabilité française, pointant l’incertitude budgétaire et les fragilités politiques.

L’une des principales agences de notation financière a abaissé la note souveraine de la France, exprimant ses doutes quant à la trajectoire budgétaire du pays. Cette décision intervient trois jours seulement après la présentation du projet de loi de finances pour 2026 par le nouveau gouvernement. L’établissement financier justifie sa position par une incertitude persistante concernant l’assainissement des finances publiques françaises.

La notation française passe ainsi de AA- à A+, un niveau désormais comparable à celui de l’Espagne, du Portugal ou du Japon. L’agence souligne que sans mesures supplémentaires de réduction des déficits, le rythme de redressement budgétaire restera insuffisant par rapport aux objectifs annoncés. Elle anticipe notamment une dette publique atteignant 121% du produit intérieur brut d’ici 2028, contre 112% fin 2024.

Le ministère de l’Économie a pris acte de cette décision tout en réaffirmant son engagement à respecter l’objectif de déficit public de 5,4% du PIB pour 2025. Le gouvernement maintient sa volonté de ramener le déficit sous la barre des 3% d’ici 2029, conformément à ses engagements européens.

Cette dégradation s’inscrit dans un contexte politique particulièrement complexe, marqué par l’absence de majorité claire à l’Assemblée nationale. L’agence note que la France connaît sa période d’instabilité politique la plus importante depuis 1958, avec des conséquences potentielles sur la mise en œuvre des réformes budgétaires. La perspective de l’élection présidentielle de 2027 ajoute selon elle une incertitude supplémentaire quant à la capacité du pays à tenir ses engagements financiers.

Cette décision de S&P Global Ratings fait suite à une mesure similaire prise récemment par l’agence Fitch, tandis que Moody’s doit rendre son propre verdict fin octobre. Ces évolutions interviennent alors que le service de la dette française représente déjà une charge financière considérable, évaluée à environ 55 milliards d’euros pour 2025.

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