Économie
À la veille d’un exercice budgétaire inédit, l’Assemblée se prépare à un bras de fer politique

Les parlementaires s’apprêtent à examiner le projet de loi de finances dans un contexte institutionnel exceptionnel, où l’exécutif ne dispose plus des outils habituels pour imposer ses vues.
La discussion budgétaire s’annonce particulièrement tendue cette année, dans un paysage parlementaire fragmenté. Pour la première fois sous la Ve République, le gouvernement ne peut recourir au dispositif constitutionnel lui permettant d’adopter le budget sans vote. Cette situation ouvre la voie à des négociations approfondies, mais aussi à des risques de blocage.
Près de 1 800 amendements ont d’ores et déjà été déposés en commission, où débuteront les échanges sur la première partie du texte, consacrée aux recettes de l’État. Le véritable test interviendra cependant lors de l’examen en séance plénière, où les députés repartiront du texte initial du gouvernement. Chaque formation politique entend marquer des points, tout en s’engageant à respecter les délais constitutionnels.
La gauche souhaite notamment revenir sur le gel de certaines prestations sociales et rétablir un impôt sur les grandes fortunes. Les Républicains, de leur côté, défendent une réduction des dépenses publiques et s’opposent à toute augmentation fiscale. Le Rassemblement national pourrait quant à lui proposer la suppression de l’aide médicale d’État, une mesure inacceptable pour la gauche.
Face à ces positions contrastées, l’exécutif appelle à la responsabilité. Plusieurs ministres ont souligné les conséquences d’une absence de budget, qui paralyserait l’action publique et aggraverait la défiance des citoyens. La situation financière de la France, récemment dégradée par une agence de notation, ajoute à l’urgence d’un accord.
La suspension de la réforme des retraites, intégrée dans un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale, constitue un autre enjeu sensible. Certains parlementaires redoutent que cette formulation n’offre une échappatoire au gouvernement en cas de blocage. L’exécutif se défend de toute manœuvre et affirme privilégier le débat démocratique.
Dans ce contexte, la recherche d’un compromis apparaît à la fois nécessaire et incertaine. Les prochains jours révéleront si les forces politiques saront concilier leurs divergences avec l’impératif de doter le pays d’une loi de finances avant la fin de l’année.

SociétéEn Ligne 7 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 7 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
Faits DiversEn Ligne 4 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
PolitiqueEn Ligne 7 joursCouvre-feux prolongés, Lecornu consulte les syndicats sans convier les lycéens
PolitiqueEn Ligne 4 joursDarmanin veut que les patrons sachent ce que font leurs salariés pendant les violences
PolitiqueEn Ligne 3 joursMarine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement
Faits DiversEn Ligne 6 joursDe foyers en camps syriens, le parcours brisé de Vanessa Bérard devant les assises
Faits DiversEn Ligne 5 joursAprès l’incendie de la mairie de Limoges, deux suspects interpellés
















