Culture
Mario Vargas Llosa : l’engagement politique d’un Nobel de littérature
L’écrivain péruvien, disparu à 89 ans, a marqué son époque autant par ses romans que par ses combats idéologiques, passant du marxisme au libéralisme avec la même passion.
Prix Nobel de littérature en 2010, Mario Vargas Llosa a toujours mêlé création littéraire et engagement politique. Dès l’âge de 12 ans, la chute de son oncle, le président José Luis Bustamante y Rivero, renversé par un coup d’État, éveille en lui une conscience aiguë des réalités du pouvoir. Cette expérience fondatrice nourrira plus tard son essai autobiographique *L’Appel de la tribu* (2018), où il retrace son évolution intellectuelle, du marxisme de jeunesse à son ralliement au libéralisme.
Dans les années 1950, étudiant engagé, il soutient la révolution cubaine avant de rompre brutalement avec Fidel Castro en 1971, après l’affaire Heberto Padilla. Ce poète, emprisonné et contraint à une autocritique par le régime, devient pour Vargas Llosa le symbole des dérives autoritaires du castrisme. Une désillusion qui le pousse à reconsidérer ses convictions.
Les années 1980 marquent son entrée en politique au Pérou. En 1987, il s’oppose avec virulence à la nationalisation des banques décidée par le président Alan García, devenant le chef de file des libéraux péruviens. Trois ans plus tard, candidat à la présidence sous la bannière du Front démocratique, il échoue face à l’inconnu Alberto Fujimori, malgré son statut de favori.
S’il quitte alors la scène électorale, il ne renonce jamais à son rôle d’intellectuel engagé. Depuis Madrid, où il s’installe, il continue de dénoncer sans concession les régimes autoritaires, du chavisme au nationalisme catalan, en passant par les populismes d’extrême droite. Pour lui, ces mouvements représentent une « maladie de la démocratie », contre laquelle il n’a cessé de mettre en garde.
Son héritage politique reste indissociable de son œuvre littéraire. Même après son échec électoral, son influence intellectuelle n’a fait que grandir, couronnée par le Nobel et son entrée à l’Académie française. Comme le soulignent ses proches, son vrai triomphe fut d’imposer ses idées bien au-delà des urnes, en faisant de la liberté son combat ultime.
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