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Yoweri Museveni entame un septième mandat présidentiel en Ouganda

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_**Le chef de l’État, au pouvoir depuis près de quarante ans, a été reconduit à l’issue d’un scrutin dont les conditions ont été sévèrement critiquées par des observateurs internationaux.**_

Yoweri Museveni conserve la présidence de l’Ouganda. La commission électorale a proclamé sa victoire avec une large majorité des suffrages, lui ouvrant la voie à un nouveau mandat de cinq ans. Cet ancien chef rebelle, âgé de quatre-vingt-un ans, dirige le pays sans discontinuer depuis 1986.

Le processus électoral s’est déroulé dans un contexte particulièrement tendu. Des observateurs mandatés par plusieurs organisations régionales africaines ont fait état d’un climat d’intimidation ayant sérieusement entamé la crédibilité du vote. Ils ont évoqué des actes de pression, des arrestations et des restrictions visant des responsables de l’opposition, des militants et des représentants de la société civile.

Le principal concurrent du président sortant, Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, a immédiatement contesté les résultats officiels. L’artiste et homme politique a dénoncé des irrégularités massives et appelé ses concitoyens à exprimer leur mécontentement. Dans les heures ayant précédé l’annonce des résultats, des informations contradictoires ont circulé concernant sa situation, après que les forces de sécurité ont encerclé sa résidence.

Un important déploiement des forces de l’ordre était visible dans la capitale, Kampala, où de nombreux commerces sont restés fermés. Les autorités ont justifié ces mesures par la nécessité de prévenir tout trouble, évoquant des manifestations ayant récemment secoué des pays voisins. Des habitants ont fait part de leur inquiétude, décrivant une atmosphère de crainte et une présence policière massive.

Le scrutin lui-même avait été marqué par des dysfonctionnements techniques ayant provoqué des retards dans de nombreux bureaux de vote. Par ailleurs, les communications ont été fortement perturbées, les autorités ayant maintenu une restriction de l’accès à internet pendant et après la journée électorale.

Des violences ont éclaté en marge du processus, faisant plusieurs victimes. Un élu de l’opposition a affirmé qu’une dizaine de partisans avaient perdu la vie dans des affrontements avec l’armée, une version que les forces de sécurité ont partiellement contredite en évoquant une attaque contre un centre de dépouillement.

Cette réélection prolonge l’emprise d’un homme considéré comme l’un des doyens des dirigeants africains. Elle intervient dans un pays où l’alternance politique reste un concept inédit depuis l’indépendance.

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