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Washington envisage une présence diplomatique à Caracas après la chute de Maduro

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Le secrétaire d’État américain a exposé devant le Sénat une stratégie de coopération conditionnelle avec les nouvelles autorités vénézuéliennes, tout en écartant toute intervention militaire immédiate.

Devant la commission des affaires étrangères du Sénat, le chef de la diplomatie américaine a présenté les contours de l’engagement de Washington avec le gouvernement intérimaire de Caracas. Il a indiqué que les États-Unis œuvraient à l’établissement rapide d’une représentation diplomatique sur le sol vénézuélien. Cette présence, selon lui, est essentielle pour permettre des échanges directs avec les responsables locaux et la société civile, ainsi qu’une évaluation en temps réel de la situation.

L’annonce récente de la nomination d’une diplomate chevronnée au poste de chargée d’affaires pour le Venezuela, bien que basée initialement à Bogotá, a été interprétée comme une première étape vers une normalisation des relations, rompues il y a plusieurs années. Le secrétaire d’État a toutefois tempéré tout optimisme excessif, soulignant la complexité de la transition en cours. Il a reconnu traiter avec des interlocuteurs ayant évolué dans un système politique très particulier, ce qui implique, selon ses termes, une évolution nécessairement progressive.

L’audition a été l’occasion pour le responsable de défendre l’opération ayant conduit à l’arrestation de l’ancien président. Il a salué les avancées obtenues depuis, citant des discussions directes avec les autorités actuelles et plusieurs mesures concrètes, dont des réformes législatives et des libérations de détenus. La question des ressources pétrolières du pays, soumises à des sanctions américaines, a été au cœur des échanges. Washington a proposé un mécanisme permettant une commercialisation limitée de ces ressources, à condition que les revenus soient placés sous supervision et utilisés pour le bénéfice de la population.

Plusieurs sénateurs de l’opposition ont exprimé des réserves quant à la nature réelle du changement à Caracas, suggérant que le pouvoir restait aux mains d’éléments issus de l’ancien régime. Ils ont interrogé la pérennité de la coopération actuelle. En réponse, le secrétaire d’État a réaffirmé que l’option militaire n’était ni envisagée, ni planifiée, marquant une nette différence de ton avec certaines déclarations antérieures plus belliqueuses. La stratégie américaine semble désormais privilégier une approche diplomatique et économique pour influencer la trajectoire du Venezuela.

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