Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Washington assouplit son embargo pétrolier contre Cuba

Article

le

Le geste, présenté comme humanitaire, intervient alors que le secrétaire d’État Marco Rubio participe à un sommet régional où les inquiétudes concernant la stabilité de l’île se font vives.

Les autorités américaines ont annoncé un assouplissement de leurs restrictions sur les exportations de pétrole à destination de Cuba. Cette mesure, justifiée par des motifs humanitaires, autorise la revente et l’acheminement de carburant d’origine vénézuélienne vers le secteur privé cubain. Le Trésor américain a toutefois précisé que ces transactions devaient bénéficier exclusivement à la population et non au gouvernement de La Havane. Cette décision survient dans un contexte de pénurie aiguë d’énergie sur l’île.

Depuis le début de l’année, un blocus énergétique strict est appliqué par Washington contre Cuba, considérée comme une menace pour la sécurité nationale. Le président américain a récemment qualifié le pays de « nation en faillite », tout en excluant une intervention militaire pour changer son régime. L’annonce coïncide avec la participation du secrétaire d’État Marco Rubio à une réunion des chefs de gouvernement de la Communauté caribéenne à Saint-Christophe-et-Niévès.

Lors de ce sommet, plusieurs dirigeants ont exprimé leur préoccupation face à la situation à Cuba. Le Premier ministre jamaïcain a mis en garde contre les conséquences régionales d’une aggravation de la crise, plaidant pour une aide humanitaire. Son homologue de Saint-Kitts-et-Niévès, ayant étudié à Cuba, a partagé cette analyse, soulignant qu’une déstabilisation de l’île aurait des répercussions pour l’ensemble de la zone. En réponse à ces appels, le Canada a débloqué une aide financière substantielle.

Les débats ont également porté sur la politique américaine dans l’hémisphère, réaffirmée récemment devant le Congrès. L’action menée au Venezuela, aboutissant à la capture de son ancien dirigeant, et la reprise en main des ressources pétrolières du pays constituent un arrière-plan significatif aux discussions. La Première ministre de Trinité-et-Tobago a, quant à elle, salué la coopération américaine sur les questions de sécurité, tout en reconnaissant la sensibilité des interventions militaires dans la région.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus