Nous rejoindre sur les réseaux

Europe

Vote crucial en Suisse sur la libre circulation avec l’UE

Article

le

vote-crucial-en-suisse-sur-la-libre-circulation-avec-l’ue

Les Suisses sont appelés à voter dimanche sur l’abolition de la liberté de circulation avec l’Union européenne, une proposition du premier parti helvétique aux conséquences majeures, mais qui ne semble pas séduire les électeurs selon les sondages.

Pour que cette iniative populaire lancée par l’Union démocratique du centre (UDC, droite populiste), soit adoptée, il faut la majorité des votants et la majorité des 26 cantons helvétiques.

La très grande majorité des électeurs suisses, appelés à voter plusieurs fois par an lors de référendums, ont voté par correspondance dans les deux à trois semaines précédant l’élection, mais les bureaux de vote sont généralement ouverts le dimanche entre 10H00 et 12H00 (08H00 et 10H00 GMT).

Ils auraient dû se prononcer sur la question européenne en mai, mais le gouvernement avait reporté le vote car les mesures de restrictions mises en place face à la pandémie de coronavirus ont empêché les partis de mener campagne.

L’initiative de l’UDC, qui estime que la Suisse « subit une immigration incontrôlée et démesurée » et que les « emplois sont menacés », vise à résilier l’Accord sur la libre-circulation des personnes (ALCP) signé en 1999 avec l’Union européenne.

Les sondages prédisent un rejet de l’iniative à près de 65%. Mais le « oui » surprise de 2014 incite à la prudence.

Il y a six ans, les Suisses avaient ainsi approuvé, à une très courte majorité, une première iniative populaire de l’UDC réintroduisant des quotas de migrants, notamment européens. Craignant des représailles de l’UE, Berne avait adouci le texte de mise en oeuvre de l’initiative: adopté en 2016 par le parlement, il donne une préférence nationale à l’embauche et établit des formalités supplémentaires pour les employeurs basés en Suisse voulant faire venir des employés européens.

En 1992, les Suisses avaient également voté « non » à l’entrée de leur pays dans l’Espace économique européen, un accord signé par les Etats membres de la Communauté européenne, l’ancêtre de l’UE, et les pays membres de l’Association européenne de libre-échange (AELE).

Depuis, Berne et Bruxelles ont signé plusieurs accords bilatéraux. Un premier paquet de sept accords, incluant l’ALCP, a été validé par le peuple suisse en 2000 par 67,2 % des voix.

Si l’initiative était approuvée, ses conséquences mettraient en danger l’ensemble des relations bilatérales entre la Suisse et l’UE.

Le gouvernement suisse a ainsi prévenu les électeurs qu’en raison de la « clause dite guillotine », une dénonciation unilatérale de l’ALCP entraînerait, six mois après, la rupture automatique de six autres accords bilatéraux (concernant notamment les marchés publics, l’agriculture et les transports terrestres) et risquerait de remettre en question d’autres importants traités conclus avec l’UE.

Cavalier seul

L’UDC, parti résolument antieuropéen et dont les affiches aux relents xénophobes font régulièrement polémique, a mené sa campagne avec le slogan « Trop, c’est trop », accompagné d’une affiche représentant le lourd fessier d’un Européen qui écrase la Suisse en s’asseyant dessus.

Mais, plus que jamais, l’UDC a fait cavalier seul pendant la campagne.

Gouvernement, parlement, syndicats, patronat, partis… tous ont appelé à faire front face à la droite populiste, rappelant que l’UE reste le principal partenaire commercial de la Suisse et que des pans entiers de l’économie, en particulier dans les régions frontalières, dépendent de la main d’oeuvre européenne.

Bruxelles n’a pas souhaité s’exprimer avant le vote. Mais Dana Spinant, porte-parole de la Commission européenne, a rappelé que l’UE avait l’intention d’approuver l’accord-cadre avec la Suisse « aussi vite que possible après clarification des points » soulevés par Berne. Ces points concernent notamment la protection des salaires et les aides d’Etat.

Depuis plusieurs années, l’UE souhaite conclure un accord-cadre institutionnel avec Berne pour simplifier les relations bilatérales. Cet accord est loin de faire l’unanimité en Suisse, à gauche comme à droite.

D’après les sondages, les Suisses devraient en revanche approuver dimanche l’achat de nouveaux avions de combat à hauteur de 6 milliards de francs suisses (5,6 milliards d’euros) et l’instauration d’un congé paternité de deux semaines.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Europe

Élections Européennes 2024 : Le RN en tête dans l’Hérault avec une nette avance

Article

le

Élections Européennes 2024 : Le RN en tête dans l'Hérault avec une nette avance

Le département de l’Hérault confirme la domination du Rassemblement National, tandis que d’autres partis montrent des progressions notables.

Les élections européennes de 2024 ont révélé des dynamiques politiques intéressantes dans le département de l’Hérault. Le Rassemblement National (RN), mené par Jordan Bardella, a dominé les scrutins avec une large avance, consolidant ainsi sa position de force politique majeure dans ce département. Jordan Bardella a recueilli 34,98 % des voix exprimées, soit 162 908 votes. Ce résultat confirme une progression significative et un soutien croissant pour le RN dans cette région, aligné avec les résultats nationaux où le parti a obtenu 31,5 % des voix et 30 sièges.

Les chiffres de participation révèlent une mobilisation notable des électeurs dans l’Hérault, avec 55,54 % des inscrits ayant voté. Sur les 762 469 inscrits, 423 475 ont exercé leur droit de vote, malgré une abstention de 44,46 %. Parmi les votants, les bulletins blancs et nuls ont été peu nombreux, avec respectivement 5 201 et 5 134, représentant à peine plus de 1 % des votants.

En deuxième position, le Parti socialiste, représenté par Raphaël Glucksmann, a obtenu 14,41 % des voix dans l’Hérault, soit 67 117 votes. Ce résultat est en ligne avec la progression nationale du parti, qui a obtenu 13,8 % des voix et 13 sièges. Valérie Hayer, pour Renaissance, a suivi avec 11,65 % des voix dans le département, totalisant 54 250 votes. Ce nombre de voix maintient le parti de la majorité présidentielle dans le paysage politique européen.

Manon Aubry, de La France Insoumise (LFI), a recueilli 10,92 % des voix avec 50 867 votes. Ce résultat marque une augmentation par rapport aux attentes nationales, où LFI a obtenu 9,9 % des voix et 9 sièges. Marion Maréchal, candidate de Reconquête, a dépassé la barre des 5 %, obtenant 6,06 % des voix, ce qui se traduit par 28 236 votes.

Les Républicains (LR), représentés par François-Xavier Bellamy, ont obtenu 5,32 % des voix avec 24 767 votes, tandis que Marie Toussaint, des Écologistes (EELV), a obtenu 5,13 % des voix avec 23 901 votes. Ces résultats montrent des soutiens significatifs mais modestes pour ces partis dans l’Hérault.

L’issue de cette élection dans l’Hérault reflète une consolidation du RN en tant que force politique majeure, une tendance également observée au niveau national. Les résultats montrent également des performances notables pour d’autres listes, notamment le Parti socialiste, tandis que Renaissance marque une perte de vitesse par rapport aux dernières élections. La France Insoumise et Reconquête ont montré des résultats respectables, indiquant une base de soutien persistante.

Lire Plus

Europe

Élections Européennes 2024 : Le RN largement en tête avec 31,5 % des voix

Article

le

Élections Européennes 2024 : Le RN largement en tête, surprise pour la LFI

Les résultats des élections européennes de 2024 confirment le succès du Rassemblement National (RN), avec Jordan Bardella en tête.

Le Rassemblement National (RN) domine les résultats définitifs des élections européennes de 2024, avec 31,5 % des voix et 30 sièges. Jordan Bardella, tête de liste du RN, remporte une victoire éclatante, enregistrant une progression significative par rapport aux élections précédentes.

En deuxième position, Valérie Hayer pour Renaissance obtient 14,6 % des voix et 13 sièges, maintenant ainsi une présence notable dans le paysage politique européen. Le Parti socialiste et Place publique, mené par Raphaël Glucksmann, enregistre une progression, obtenant 13,8 % des voix et 13 sièges.

Manon Aubry pour La France Insoumise (LFI) obtient 9,9 % des voix et 9 sièges, tandis que François-Xavier Bellamy pour Les Républicains (LR) enregistre 7,2 % et 6 sièges.

Marion Maréchal pour Reconquête franchit la barre des 5 %, obtenant 5,5 % des voix et 5 sièges. Marie Toussaint pour Les Écologistes obtient également 5,5 % des voix et 5 sièges.

Les résultats pour le Parti communiste français, représenté par L. Deffontaines, et Alliance rurale, représentée par J. Lassalle, sont de 2,4 % chacun, sans obtenir de sièges.

Ces résultats soulignent la consolidation du RN en tant que force politique majeure, tout en mettant en évidence les performances de certaines listes qui ont réalisé des progressions notables par rapport aux élections précédentes.

Lire Plus

Europe

Européennes : LFI dénonce des « irrégularités » locales en plein scrutin

Article

le

Européennes : LFI dénonce des "irrégularités" locales en plein scrutin

Plusieurs députés de La France Insoumise ont dénoncé dimanche, en plein scrutin des élections européennes, des « irrégularités » locales, notamment à Toulouse, le parti de gauche radicale appelant ses électeurs à lui signaler « tous les dysfonctionnements ».

Les cadres de LFI ont pointé dès le matin plusieurs situations litigieuses sur le réseau social X. À l’image du coordinateur national du mouvement, Manuel Bompard, qui a fait savoir que les bulletins de sa candidate Manon Aubry « n’étaient pas disposés sur les tables de vote » à Domont (Val-d’Oise). « Il a fallu une intervention de notre part pour les mettre en place », a ajouté le député des Bouches-du-Rhône, lançant un appel à ses sympathisants : « Soyez vigilants et alertez-nous de tous les dysfonctionnements ! ».

Consigne appliquée par ses collègues de Haute-Garonne, Hadrien Clouet et François Piquemal. Le premier a dénoncé de « premières irrégularités » à Toulouse dès l’ouverture des bureaux de vote, tandis que le second a déploré dans la matinée une « pagaille électorale » dans la ville rose.

Retour dans le Val-d’Oise à la mi-journée, où le député Aurélien Taché, soutien de LFI, a indiqué avoir été radié des listes électorales, se disant « un petit peu surpris » de ne pas avoir été prévenu et annonçant « engager une action judiciaire pour être réintégré ». La mairie de Cergy a répondu qu’en effet Aurélien Taché avait été radié le 6 mai 2022 mais que cela faisait suite à « un rattachement dans une autre commune ».

Un député de la République s’inspire des méthodes de Trump pour jeter le discrédit sur la démocratie en France, a réagi le maire socialiste de Montpellier, Michaël Delafosse, jugeant ce positionnement « déshonorant, affligeant, outrancier ».

En début d’après-midi, la députée insoumise de l’Essonne Farida Amrani a elle aussi alerté sur le cas de « plus de 50 personnes, radiées abusivement par le maire d’Évry-Courcouronnes » et qui se trouvaient au tribunal d’instance, « certaines depuis 10H00, pour être réintégrées ».

Ce type de contestation en temps réel de l’organisation d’un scrutin national, extrêmement rare en France, fait suite au mot d’ordre diffusé depuis plusieurs jours par Jean-Luc Mélenchon, qui a souhaité que LFI « déclenche une commission d’enquête sur le déroulement des élections en France ». Samedi encore, le leader insoumis a évoqué « des dizaines de remontées » au sujet de « professions de foi non distribuées », quand d’autres figuraient « en double ou en triple dans une même enveloppe », et a exhorté ses troupes à continuer les signalements pour la « future commission d’enquête ».

« Gardez les yeux ouverts. Accomplissez votre devoir civique dans la vigilance. Signalez tous dysfonctionnements ou irrégularités », a ainsi relayé dimanche sur X la cheffe des députés insoumis Mathilde Panot.

Ces dénonciations de possibles irrégularités par Jean-Luc Mélenchon avaient été décrites comme « un dérapage incompréhensible » par son ancien allié socialiste Olivier Faure en début de semaine, qui avait jugé « dramatique » de laisser croire à une « manipulation » dirigée contre les Insoumis.

Lire Plus

Les + Lus