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Victoire de l’UDR dans le Tarn-et-Garonne lors d’une législative partielle

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Le candidat soutenu par Éric Ciotti l’emporte face à la candidate socialiste, confirmant la dynamique de l’union des droites dans ce territoire.

Les électeurs de la première circonscription du Tarn-et-Garonne ont porté leur choix sur Pierre-Henri Carbonnel, candidat de l’Union des droites pour la République, lors d’une élection législative partielle organisée ce dimanche. Avec 52,2% des suffrages selon les résultats non définitifs communiqués par la préfecture, il devance la socialiste Cathie Bourdoncle, qui recueille 47,8% des voix. Cette consultation visait à pourvoir le siège laissé vacant par Brigitte Barèges, déclarée inéligible par le Conseil constitutionnel en juillet pour des irrégularités dans le financement de sa campagne.

La victoire de Pierre-Henri Carbonnel, ancien suppléant de Brigitte Barèges, permet à l’UDR de conserver cette circonscription. Éric Ciotti a salué une « magnifique victoire » sur les réseaux sociaux, y voyant la preuve du rassemblement des électeurs de droite. Le candidat élu s’est pour sa part félicité de la marche en avant de cette union, espérant que les responsables politiques parisiens sauront en tirer les enseignements.

Ce scrutin met en lumière les recompositions en cours à droite. L’appel de Bruno Retailleau, président des Républicains, à ne pas accorder « pas une voix » à la gauche a visiblement orienté une partie des électeurs vers le candidat de l’UDR. Une fraction des soutiens de Bernard Pécou, candidat LR arrivé troisième au premier tour avec 17,55% des voix, semble s’être reportée sur Pierre-Henri Carbonnel. Bernard Pécou, bien qu’il n’ait donné aucune consigne de vote, avait critiqué les positions de Brigitte Barèges, qui avait emporté la circonscription en 2024 en s’alliant avec le Rassemblement national.

La candidate socialiste, Cathie Bourdoncle, vice-présidente du conseil départemental, n’a pas réussi à convaincre malgré le soutien du Parti socialiste, de l’ancienne députée Valérie Rabault et du Parti radical de gauche. L’appui indirect des candidats de La France insoumise et de Renaissance n’a pas suffi à inverser la tendance. Stéphane Peu, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, avait ironisé sur le positionnement de la candidate, notant qu’elle n’était « pas Che Guevara », en référence aux prises de distance affichées par Carole Delga avec La France insoumise.

Plusieurs figures politiques s’étaient déplacées durant la campagne, dont Éric Ciotti, Bruno Retailleau, Gabriel Attal et Carole Delga, soulignant l’importance symbolique de cette élection. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a adressé ses félicitations au vainqueur, estimant que l’alliance UDR-RN constituait la « seule alternative crédible pour gouverner et redresser la France ». Stéphane Peu a pour sa part dénoncé une accélération de la recomposition politique, voyant dans les positions de Bruno Retailleau la preuve que la droite républicaine envisage désormais ouvertement une union avec l’extrême droite.

Ce résultat ne modifie pas la composition de l’Assemblée nationale mais illustre les équilibres politiques locaux et les stratégies d’alliance qui se dessinent en vue des prochains rendez-vous électoraux.

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