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Vers la fin des fauves sous les chapiteaux de cirque?

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Bientôt la fin des fauves dans les cirques, des delphinariums ou des élevages de visons ? Alors que la question du bien-être animal s’est installée dans le débat public, Barbara Pompili devrait faire rapidement des annonces sur ce sujet inflammable.

Un plan gouvernemental était attendu il y a un an, après déjà plusieurs mois de concertation. Mais depuis, rien, au grand dam des associations de défense des animaux.

Arrivée au ministère de la Transition écologique en début d’été, Barbara Pompili a hérité de ce dossier qui pourrait se traduire dans les urnes, après que le « parti animaliste » a recueilli près d’un demi-million de voix aux Européennes de mai 2019.

La pétition pour un « référendum pour les animaux », demandant l’interdiction des spectacles d’animaux sauvages, de la chasse ou courre ou de l’élevage pour la fourrure, a été signée par plus de 750.000 internautes et obtenu le soutien de 141 parlementaires (il faudrait 4,7 millions de signataires et 185 parlementaires pour organiser le scrutin).

Début octobre, une proposition de loi du groupe Écologie démocratie solidarité (EDS) reprenant une bonne partie de ce « référendum » doit être examinée à l’Assemblée. Et des députés LREM ont déposé en juillet leur proposition de loi dédiée au bien-être animal.

« 500 fauves en France »

Mme Pompili –dont le ministère n’est responsable que de la faune sauvage– a reçu la semaine dernière des représentants de secteurs concernés pour des concertations, mais ses possibles annonces inquiètent déjà.

La filière de la fourrure française a dénoncé une « décision sans précédent (qui) sacrifie un secteur économique pour satisfaire aux revendications de la minorité agissante animaliste » et annoncé son intention de contester en justice une éventuelle interdiction de l’élevage de visons, qui menacerait selon elle 2.500 emplois.

Autre secteur, très symbolique, les cirques, alors que plus d’une vingtaine de pays européens y ont déjà limité ou interdit la présentation d’animaux, comme près d’une centaine de communes en France.

« Nous avons peur pour nos animaux, nous lui (Mme Pompili) avons dit qu’ils allaient mourir, » lance William Kerwich, président du syndicat des capacitaires d’animaux de cirque et de spectacle. « Il y a presque 500 fauves en France, qu’est-ce qu’on va en faire? Qui va s’en occuper? Nous, nous avons les diplômes pour ».

Pour lui, la ministre répond à des motivations politiques et « a besoin de faire des annonces rapidement », face à la montée des « écolos, qui ont gagné les municipales ». « Nous comprenons bien qu’il y a une question sociétale, mais là on n’est pas dans le bien-être animal. Il nous faut des garanties, elle s’est dit prête à nous aider, mais n’a pas parlé de reconversion » pour les quelque 60 cirques animaliers.

« Et la corrida? »

« Ca a des conséquences pour des gens dont le travail avec les animaux est la vie depuis parfois sept ou huit générations, » renchérit Cyrille Emery, délégué général de l’Association de défense des cirques de famille.

« Nous ne disons pas qu’il n’y a pas de question et nous souhaitons un accord », assure-t-il. Tout en craignant lui aussi que l’aspect politique prenne le dessus, pour satisfaire « des groupuscules qui disent que tout doit être arrêté ».

Matthieu Orphelin, chef de file des députés EDS, revendique en tout cas d’avoir « forcé le gouvernement à bouger ». Et attend de la ministre « des engagements, avec des perspectives et des dates claires et un accompagnement des acteurs ».

Au ministère, on explique que Barbara Pompili mène justement les discussions « avec à chaque fois la volonté de mettre en place des plans de transformation (pour les filières) et le souci du bien-être animal ».

Pas de quoi rassurer les tenants du cirque « traditionnel », qui revendiquent quelque 14 millions de spectateurs annuels, contre un million pour le cirque « contemporain », sans animaux.

William Kerwich assure que son syndicat contestera en justice toute interdiction et se concerte déjà avec les chasseurs, dont Mme Pompili est une bête-noire, pour d’éventuelles protestations.

Cyrille Emery, lui, s’interroge. « Pourquoi le cirque devient si urgent, plus que la corrida par exemple? »

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Politique

Santé : l’UFC Que Choisir dénonce les dépassements d’honoraires exorbitants

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Santé : l’UFC Que Choisir dénonce les dépassements d’honoraires exorbitants

Une enquête révèle des inégalités régionales et interpelle les pouvoirs publics.

L’UFC-Que Choisir a révélé jeudi 22 février les résultats d’une enquête alarmante sur les dépassements d’honoraires pratiqués par les médecins dans huit professions libérales, dont la gynécologie, l’anesthésie et la dermatologie. L’association a qualifié les chiffres découverts de « révoltants » et a appelé à une action urgente des pouvoirs publics pour remédier à cette situation.

L’enquête révèle des disparités frappantes dans les coûts des soins de santé d’un département à l’autre en France, ainsi qu’entre les différents spécialistes médicaux. Cette variation tarifaire pousse de nombreux Français à éviter les soins médicaux et aggrave les inégalités d’accès à la médecine.

Parmi les huit spécialités libérales examinées, la gynécologie se distingue avec un dépassement moyen en France atteignant 20,6 euros, le plus élevé selon l’UFC-Que Choisir. Dans les départements les plus coûteux, une consultation peut atteindre jusqu’à 80,5 euros, avec un dépassement moyen de 50,5 euros. De même, en dermatologie, le dépassement moyen dans les départements les plus chers s’élève à 40,3 euros.

L’UFC-Que Choisir pointe du doigt le « laisser-faire » des autorités comme l’une des causes de ces dépassements d’honoraires exorbitants. Depuis novembre 2023, l’association a lancé une pétition intitulée « J’accuse l’État » pour demander des mesures concrètes. Elle a également saisi le Conseil d’État en novembre dernier afin de dénoncer l’inaction du gouvernement en matière d’accès aux soins et d’exiger des actions immédiates.

Cette enquête met en lumière la nécessité pressante d’agir pour garantir un accès équitable aux soins de santé et de lutter contre les pratiques tarifaires abusives qui entravent le droit fondamental à la santé pour tous.

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Politique : Le remaniement enfin terminé, voici tous les mouvements de ministres

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Politique : Le remaniement enfin terminé, voici tous les mouvements de ministres

Après une attente prolongée, la composition complète du gouvernement de Gabriel Attal a été dévoilée ce jeudi 8 février. Confirmée par l’Élysée, cette nouvelle équipe gouvernementale compte 34 ministres et ministres délégués, en plus du Premier ministre lui-même. Voici la liste officielle :

Ministres :

  • Bruno LE MAIRE : Économie, Finances, Souveraineté Industrielle et Numérique.
  • Gérald DARMANIN : Intérieur, Outre-mer.
  • Catherine VAUTRIN : Travail, Santé, Solidarités.
  • Nicole BELLOUBET : Éducation Nationale, Jeunesse.
  • Marc FESNEAU : Agriculture, Souveraineté Alimentaire.
  • Rachida DATI : Culture.
  • Sébastien LECORNU : Armées.
  • Éric DUPOND-MORETTI : Justice.
  • Stéphane SÉJOURNÉ : Europe, Affaires Étrangères.
  • Christophe BÉCHU : Transition Écologique, Cohésion des Territoires.
  • Stanislas GUERINI : Transformation, Fonction Publiques.
  • Amélie OUDÉA-CASTÉRA : Sports, Jeux Olympiques, Paralympiques.
  • Sylvie RETAILLEAU : Enseignement Supérieur, Recherche.

Ministres Délégués :

Auprès du Premier ministre :

  • Prisca THEVENOT : Renouveau Démocratique, Porte-parole du Gouvernement.
  • Marie LEBEC : Relations avec le Parlement.
  • Aurore BERGÉ : Égalité Femmes-Hommes, Lutte contre les Discriminations.
  • Auprès du Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle et Numérique :
  • Roland LESCURE : Industrie, Énergie.
  • Olivia GRÉGOIRE : Entreprises, Tourisme, Consommation.
  • Thomas CAZENAVE : Comptes Publics.

Auprès du Ministre de l’Intérieur et des Outre-mer et du Ministre de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires :

  • Dominique FAURE : Collectivités Territoriales, Ruralité.
  • Auprès du Ministre de l’Intérieur et des Outre-mer :
  • Marie GUÉVENOUX : Outre-mer.

Auprès de la Ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, de la Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse et du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice :

  • Sarah EL HAÏRY : Enfance, Jeunesse, Familles.

Auprès de la Ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités :

  • Fadila KHATTABI : Personnes Âgées, Personnes Handicapées.
  • Frédéric VALLETOUX : Santé, Prévention.

Auprès du Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire :

  • Agnès PANNIER-RUNACHER.

Auprès du Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères :

  • Franck RIESTER : Commerce Extérieur, Attractivité, Francophonie, Français de l’Étranger.
  • Jean-Noël BARROT : Europe.

Auprès du Ministre de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires :

  • Patrice VERGRIETE : Transports.
  • Guillaume KASBARIAN : Logement.

Secrétaires d’État :

Auprès du Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle et Numérique :

  • Marina FERRARI : Numérique.

Auprès du Ministre de l’Intérieur et des Outre-mer et du Ministre de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires :

  • Sabrina AGRESTI-ROUBACHE : Ville.

Auprès du Ministre de l’Intérieur et des Outre-mer :

  • Sabrina AGRESTI-ROUBACHE : Citoyenneté.

Auprès du Ministre des Armées :

  • Patricia MIRALLÈS : Anciens Combattants, Mémoire.

Auprès du Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères :

  • Chrysoula ZACHAROPOULOU : Développement, Partenariats Internationaux.

Auprès du Ministre de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires :

  • Hervé BERVILLE : Mer, Biodiversité.

Cette nouvelle équipe gouvernementale prend ainsi ses fonctions dans un contexte politique tendu, avec des défis multiples à relever.

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France

Colère des agriculteurs : 15 interpellations près du marché de Rungis

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Colère des agriculteurs : 15 interpellations près du marché de Rungis

Ce mercredi matin, près d’une vingtaine d’agriculteurs ont été interpellés alors qu’ils menaçaient d’investir le marché de Rungis, dans le Val-de-Marne.

La situation se tend de plus en plus dans le secteur agricole français. Aux abords du marché international de Rungis, quinze personnes ont été récemment interpellées et placées en garde à vue pour « entrave à la circulation ». Ce développement survient alors que le mouvement de colère des agriculteurs ne montre aucun signe de faiblissement.

Les interpellations sont intervenues dans un climat déjà électrique, au lendemain d’un discours de politique générale qui semble avoir exacerbé les tensions. Les agriculteurs, mobilisés en nombre, ont formé des convois de tracteurs progressant vers Rungis et Paris, malgré les mises en garde du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

Dans une démarche résolue pour contrer cette mobilisation, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’envoi de renforts, y compris de véhicules blindés, pour bloquer l’accès au marché de Rungis. Cette réponse a été perçue comme disproportionnée par certains représentants du secteur agricole, qui insistent sur le caractère pacifiste de leur action.

Par ailleurs, un blocage majeur a été observé sur l’autoroute A6 près de Chilly-Mazarin, à seulement dix kilomètres de Rungis. Dans le Loiret, un impressionnant convoi de tracteurs, parti d’Agen à l’initiative de la Coordination rurale, a été stoppé par les forces de l’ordre.

Le ministère de l’Intérieur a évoqué la présence de « plus de 100 points de blocage » à travers le pays, impliquant environ 10 000 manifestants. Ces blocages se concentrent principalement autour des grandes villes et des axes routiers majeurs.

Dans ce contexte tendu, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a appelé au calme lors d’une audition au Sénat, tout en critiquant la récente communication du Premier ministre. Il a souligné que plusieurs préoccupations des agriculteurs concernent des enjeux à l’échelle européenne, qui ne peuvent être résolus rapidement.

Face à cette crise, le gouvernement cherche activement des solutions. Des rencontres ont été organisées entre le Premier ministre et les représentants des principaux syndicats agricoles, avec des annonces attendues dans les prochains jours. Ces discussions visent à apaiser les tensions et à trouver un terrain d’entente dans un secteur crucial pour l’économie.

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