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Économie

Vencorex racheté par le chinois Wanhua : un coup dur pour l’industrie française

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La décision du tribunal de commerce de Lyon sonne comme un désaveu pour les salariés et les élus locaux, qui dénoncent une perte de souveraineté industrielle.

Le sort de l’usine chimique Vencorex, située près de Grenoble, vient d’être scellé. Le tribunal de commerce a choisi jeudi l’offre du groupe chinois Wanhua, au détriment d’un projet porté par les salariés. Seule une cinquantaine d’emplois sur 450 seront préservés, suscitant une vague de déception et de colère.

Le repreneur, via sa filiale hongroise BorsodChem, s’engage à investir 19 millions d’euros d’ici 2027 pour moderniser le site, acquis pour 1,2 million d’euros. Une somme jugée dérisoire par les opposants au projet, qui dénoncent un « bradage » des compétences françaises. La solution alternative, une coopérative soutenue par la CGT et des collectivités locales, a été écartée en raison d’un manque de garanties financières et de temps pour finaliser le dossier.

Les réactions politiques ont été immédiates. Élus locaux et parlementaires de tous bords ont exprimé leur consternation, pointant du doigt les conséquences économiques et stratégiques de cette décision. Certains secteurs clés, comme le nucléaire ou l’aérospatial, dépendent en effet des productions de Vencorex. La Région Auvergne-Rhône-Alpes a souligné son regret de voir un « fleuron industriel » passer sous contrôle étranger, malgré les promesses de relance.

Wanhua, de son côté, se dit déterminé à redynamiser le site, en misant sur l’innovation et l’ancrage territorial. Mais pour les salariés licenciés et leurs soutiens, cette reprise reste synonyme d’abandon et de désindustrialisation. Un symbole amer, dans un contexte où la souveraineté économique est régulièrement invoquée par les pouvoirs publics.

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