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Une souche virale mortelle s’installe dans les écosystèmes polaires

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Les travaux d’un chercheur chilien confirment la propagation inquiétante d’un virus aviaire hautement pathogène sur le continent blanc, où il affecte désormais plusieurs espèces endémiques.

La progression du virus de l’influenza aviaire en Antarctique représente une préoccupation majeure pour la biodiversité locale. Des scientifiques ont identifié une souche particulièrement virulente sur des labbes, des oiseaux marins des régions polaires, au cours du printemps 2024. Cette souche, documentée dans une publication scientifique internationale, présente un taux de létalité extrêmement élevé chez les populations aviaires.

Les observations menées depuis cette première détection indiquent une diffusion significative du pathogène. Celui-ci a été repéré sur près de mille kilomètres de côtes, touchant progressivement d’autres animaux. Les dernières missions de terrain, conduites durant l’été austral, ont permis de confirmer sa présence chez plus d’une dizaine d’espèces. Parmi elles figurent des cormorans antarctiques, des goélands dominicains, plusieurs types de manchots ainsi que des otaries à fourrure.

Si la plupart de ces espèces ne sont pas classées comme menacées à l’échelle mondiale, leurs effectifs restent souvent limités et vulnérables. Certaines populations, comme celles du cormoran ou du labbe antarctique, ne comptent que quelques milliers d’individus. Une pression épidémique soutenue pourrait donc modifier rapidement leur statut de conservation. Les experts rappellent que des épisodes précédents, comme celui ayant affecté les manchots de Humboldt au Chili, ont déjà provoqué des déclins démographiques notables.

Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de circulation intense du virus à l’échelle planétaire depuis plusieurs années. Les mouvements migratoires des oiseaux sauvages facilitent la dissémination de l’agent pathogène à travers les continents, exposant des écosystèmes jusqu’alors préservés, comme ceux de l’Antarctique. La surveillance épidémiologique et la recherche sur le terrain demeurent essentielles pour évaluer l’impact à long terme de cette épizootie sur la faune polaire.

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