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Faits Divers

Une octogénaire confrontée à deux fois à son propre décès administratif

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Pour la seconde fois en dix ans, une habitante des Bouches-du-Rhône se voit privée de ses remboursements de santé après avoir été erronément déclarée décédée par les services de l’État. Un dysfonctionnement qui n’est pas isolé, comme le montre un autre cas en Alsace.

Une femme de 86 ans, résidant dans la commune de Rognes, doit actuellement supporter l’intégralité de ses frais médicaux. La cause de cette situation absurde réside dans une inscription erronée au fichier des personnes décédées de l’Assurance Maladie. Son statut de vivante, pourtant bien réel, n’est plus reconnu par l’organisme depuis maintenant quatre mois, bloquant toute prise en charge. L’intéressée avait déjà subi le même préjudice il y a une décennie, à la suite du décès de son conjoint, un épisode alors résolu rapidement.

Les conséquences sont cette fois bien plus lourdes. Selon les estimations de sa famille, près de cinq mille euros de dépenses de santé restent à sa charge, sans perspective de remboursement immédiat. Les services de la Sécurité sociale évoquent un problème informatique à l’origine de cette erreur. Une nouvelle carte Vitale, indispensable au rétablissement de ses droits, lui serait adressée dans un délai d’un mois.

Ce scénario kafkaïen trouve un écho troublant dans le Bas-Rhin. Une retraitée de 77 ans, domiciliée à Truchtersheim, est confrontée à une mésaventure similaire depuis l’été dernier. À la suite du décès d’un proche dont elle avait la tutelle, l’administration a également cessé de la considérer comme vivante, suspendant sans délai le versement de sa pension de retraite.

Malgré la production d’un certificat de vie auprès des autorités municipales, la situation perdure. Sa petite-fille, qui relaie ses démarches, rapporte des échanges surréalistes avec les services concernés, qui semblent douter de l’existence de l’aïeule. Celle-ci doit par ailleurs faire face à des frais médicaux non pris en charge, s’élevant à plusieurs centaines d’euros. Ces deux affaires mettent en lumière les lourdes difficultés auxquelles sont confrontés des citoyens lorsque l’appareil administratif commet une erreur aussi fondamentale que celle de les déclarer à tort disparus.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Attal

    28 janvier 2026 at 18 h 38 min

    Scandale de l’incompétence socialiste dans les poches desquels il faut chercher l’argent qui n’a pas permis la mise à niveau de l’informatique. Il faut payer plus d’impots vous allez voir…

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