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Une faction militaire revendique le commandement des forces armées à Madagascar

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La Grande Île traverse une crise institutionnelle sans précédent après la déclaration d’une unité dissidente, tandis que le chef de l’État dénonce une entreprise de déstabilisation anticonstitutionnelle.

Un contingent des forces armées malgaches a proclamé ce dimanche son autorité sur l’ensemble des armées, dans un contexte de tensions politiques persistantes. Cette annonce intervient après que cette même unité, le Corps d’armée des personnels et des services administratifs et techniques, a publiquement refusé d’exécuter les ordres de recourir à la force contre les manifestants. Le président de la République a immédiatement qualifié ces développements de tentative illégale de s’emparer du pouvoir, contraire aux principes démocratiques.

Des éléments militaires ont fait mouvement vers la capitale, Antananarivo, où ils ont été acclamés par des rassemblements hostiles au gouvernement. Des affrontements ont opposé des soldats à des forces de gendarmerie devant une caserne, illustrant les fractures au sein des institutions de sécurité. Dans une déclaration vidéo, des officiers de gendarmerie ont pour leur part reconnu certains débordements lors des récentes opérations de maintien de l’ordre, tout en réaffirmant leur allégeance à leur propre chaîne de commandement.

La présidence a tenu à rassurer sur la maîtrise de la situation, indiquant que le chef de l’État poursuivait l’exercice de ses fonctions depuis le territoire national. Le Premier ministre a pour sa part appelé au dialogue, soulignant la nécessité d’une collaboration entre le gouvernement, la jeunesse, les syndicats et l’armée. Les manifestations, initialement provoquées par des pénuries d’eau et d’électricité, se sont progressivement transformées en une contestation politique plus large.

Ce regain de tensions s’inscrit dans une histoire politique mouvementée, marquée par plusieurs transitions de pouvoir. L’unité à l’origine des récentes déclarations s’était déjà distinguée lors des événements de 2009 qui avaient conduit à l’accession au pouvoir de l’actuel président. Les observateurs notent que la situation reste extrêmement volatile, alors que le bilan des violences ne cesse de s’alourdir depuis le début du mouvement de protestation.

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