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Une école mise en vente sur Le Bon Coin pour échapper à la suppression d’une classe
Face à la menace de fermeture d’une classe, des parents d’élèves d’un village de l’Aisne ont imaginé une stratégie de communication pour le moins inédite. Ils ont publié une annonce sur la célèbre plateforme de petites annonces pour vanter les atouts de l’établissement scolaire et tenter d’attirer de nouvelles familles.
Dans la commune de Marolles, qui compte quelque six cent quarante habitants, l’école primaire publique est sous la menace d’une réduction de ses moyens. L’institution, qui scolarise actuellement quarante-huit enfants, pourrait perdre l’une de ses trois classes à la rentrée prochaine. Cette perspective, qui s’inscrit dans un contexte de rationalisation des postes au niveau départemental, a suscité une vive inquiétude parmi les familles et les élus locaux.
Pour contrer cette décision, la mobilisation a pris plusieurs formes. Une pétition a circulé et un blocage symbolique de l’établissement a été organisé au début du mois d’avril. Les parents contestent fermement le principe d’une fermeture alors que les effectifs demeurent stables. Ils estiment que leur école, présentée comme un service public indispensable à la vitalité du village, ne doit pas être sacrifiée pour compenser des difficultés ailleurs.
L’initiative la plus remarquée est sans doute la publication, sur le site Le Bon Coin, d’une annonce présentant l’école comme un bien à louer. Le texte, accompagné de photographies des locaux, détaille avec soin les nombreux avantages de l’établissement. Il met en avant une équipe pédagogique impliquée, des effectifs par classe permettant un suivi personnalisé des élèves, un accueil périscolaire étendu, une restauration scolaire de qualité et un cadre de vie agréable avec des espaces verts. Les activités proposées en partenariat avec des structures locales, comme le conservatoire de musique ou la piscine, sont également soulignées.
Cette démarche originale, soutenue par la municipalité, a permis d’obtenir un entretien avec l’inspectrice de l’Éducation nationale. Les représentants de la commune y ont défendu le maintien des trois classes, arguant qu’une fusion entraînerait des effectifs par niveau plus lourds et dégraderait les conditions d’apprentissage. Ils ont surtout insisté sur le rôle structurant de l’école pour l’avenir d’une petite commune, où le départ de ce service public pourrait précipiter l’exode des jeunes familles.
L’avenir de l’école devait être tranché par le Conseil départemental de l’Éducation nationale, instance chargée d’arrêter la carte scolaire. L’issue de cette réunion déterminait si l’établissement conservait sa configuration actuelle ou subissait la suppression d’un poste d’enseignant.
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