Nous rejoindre sur les réseaux

Culture

Une Cléopâtre noire sur Netflix, est-ce réécrire l’histoire ?

Article

le

Une Cléopâtre noire sur Netflix, est-ce réécrire l’histoire ?
©Netflix

Découvrez les polémiques autour de la représentation de Cléopâtre dans la culture américaine et comment la figure de la reine est devenue une icône pour la communauté afro-américaine.

Le 10 mai 2023, Netflix diffusera une série documentaire réalisée par l’actrice et productrice américaine Jada Pinkett Smith, consacrée aux reines africaines. Cette série, qui mettra en scène l’actrice noire Adele James dans le rôle de Cléopâtre, a déclenché une polémique depuis la diffusion de la bande-annonce le 12 avril 2023. Dans une pétition lancée en Égypte et déjà signée par plus de 18 000 personnes, la réalisatrice est accusée de « blackwashing », c’est-à-dire d’avoir délibérément transformé en femme noire une figure historique supposément blanche.

La polémique autour de Cléopâtre ravive les débats aux États-Unis autour de la place des Noirs dans la société et de la façon dont on raconte leur histoire. Mais Cléopâtre, qui est une figure de la culture américaine depuis le XIXe siècle, a également été réinterprétée comme une icône noire, en particulier dans la seconde moitié du XXe siècle. Elle est devenue le symbole de la lutte de l’Afrique contre l’esclavage et a été prise dans des débats entre « eurocentristes » et « afrocentristes ».

Cependant, la réappropriation d’Égypte ancienne par les Afro-Américains n’est pas nouvelle. Depuis longtemps, des artistes afro-américains se sont emparés de thèmes égyptiens pour exprimer leur culture et leur identité. Cette réappropriation « africaniste » de l’Égypte ancienne est également présente dans la culture mondialisée produite en Amérique, comme le montre la chanteuse Rihanna, qui a mis en scène une « Cleopatra Performance » en 2012.

La série documentaire proposée par Netflix soulève donc des questions sur la façon dont on raconte l’histoire et sur la réappropriation culturelle. Si Cléopâtre est une figure emblématique pour la communauté afro-américaine, il est important de nuancer son histoire et de ne pas tomber dans des débats anachroniques sur la couleur de sa peau ou son origine ethnique. L’histoire de Cléopâtre est complexe et multiculturelle, et doit être racontée avec nuances et précision dans un format éducatif.

Culture

Plateformes de streaming : 7 000 artistes réclament une meilleure rémunération

Article

le

Plateformes de streaming : 7 000 artistes réclament une meilleure rémunération

À la veille du Festival de Cannes, 7 000 acteurs signent une tribune pour dénoncer le non-respect de la loi sur la rémunération proportionnelle de leurs œuvres.

Alors que le Festival de Cannes s’apprête à ouvrir ses portes pour sa 77e édition, une tribune signée par 7 000 acteurs français fait grand bruit. Cette déclaration exprime le mécontentement des artistes face à la rémunération jugée insuffisante de leurs œuvres par les plateformes de streaming.

Parmi les signataires de cette tribune, des personnalités telles que Julie Gayet, Samuel Le Bihan, Benoît Magimel et Thierry Lhermitte réclament une application stricte de la loi du 12 mai 2021. Cette loi prévoit une rémunération supplémentaire proportionnelle au succès des œuvres diffusées sur les plateformes en ligne.

Trois ans après l’adoption de cette loi, les acteurs constatent qu’elle n’est toujours pas mise en application. Dans leur tribune, ils évoquent la possibilité d’un mouvement de grève similaire à celui ayant eu lieu à Hollywood, ayant entraîné des pertes considérables pour l’industrie cinématographique américaine.

Anne Bouvier, présidente de l’Adami, soutient cette initiative et appelle à un soutien gouvernemental pour faire respecter les droits des artistes. Elle souligne également une montée de la colère parmi les acteurs français, notamment ceux œuvrant dans les séries télévisées quotidiennes.

L’acteur et réalisateur Sam Karmann, dans une déclaration au Parisien, espère que la raison et la loi prévaudront, mais n’exclut aucune forme de mobilisation pour faire entendre les revendications des acteurs.

Lire Plus

Culture

Culture : le secteur de l’édition demande d’interdire la pub télé pour les livres

Article

le

Culture : le secteur de l'édition demande d'interdire la pub télé pour les livres

Le Syndicat national de l’édition demande l’abrogation d’un décret autorisant la publicité télévisée pour les livres, craignant un impact négatif sur la création littéraire.

Le Syndicat national de l’édition (SNE) a lancé un appel au gouvernement mercredi pour interdire la publicité télévisée pour les livres, arguant qu’une telle mesure pourrait entraîner « un appauvrissement de la création littéraire ».

Cette prise de position fait suite à un décret du 5 avril qui autorise la publicité télévisée pour les livres à titre expérimental pendant deux ans. Le SNE, inquiet des conséquences potentielles de cette décision, demande fermement son abrogation.

Le décret en question suscite des préoccupations au sein de l’industrie de l’édition, notamment quant à la fragilisation du secteur et à l’éventuelle réduction de la diversité littéraire. Le ministère de la Culture avait ouvert une consultation publique sur cette mesure en janvier et février, mais les résultats de cette consultation n’ont pas été rendus publics avant la publication du décret au Journal officiel, ce qui a pris de court de nombreux acteurs du secteur.

Le SNE a exprimé son désaccord lors de cette consultation, soulignant la nécessité de maintenir l’équilibre dans une industrie caractérisée par sa grande diversité. Il déplore également le manque d’encadrement précis et d’engagement en faveur de la promotion du livre et de la lecture à la télévision dans le cadre de cette expérimentation.

Jusqu’à présent, une seule maison d’édition, les éditions XO, a diffusé un spot télévisé, affirmant avoir toujours milité en faveur de cette forme de publicité.

Cette opposition à la publicité télévisée pour les livres n’est pas seulement portée par les éditeurs, mais également par l’organisation des libraires, le Syndicat de la librairie française, qui s’aligne sur la position du SNE. « Avec l’ensemble de la filière, nous avons toujours été fermement opposés à la publicité télévisée pour les livres. Et nous l’avons réaffirmé lors de la consultation publique », a déclaré Guillaume Husson, délégué général du Syndicat de la librairie française.

Lire Plus

Culture

Emmanuel Macron soutient la participation d’Aya Nakamura aux JO de Paris 2024

Article

le

Emmanuel Macron soutient la participation d'Aya Nakamura aux JO de Paris 2024

Le Président de la République estime que la chanteuse a « tout à fait sa place » lors de la cérémonie olympique.

Lors de l’inauguration du centre aquatique olympique de Saint-Denis, Emmanuel Macron s’est prononcé en faveur de la participation de la chanteuse Aya Nakamura à la cérémonie des Jeux olympiques de Paris 2024, affirmant qu’elle avait « tout à fait sa place ».

Face à la presse, le président de la République a déclaré que la présence d’Aya Nakamura lors de la cérémonie d’ouverture ou de clôture des Jeux serait « une bonne chose si elle en fait partie avec d’autres », soulignant que l’artiste « parle à bon nombre de nos compatriotes ».

Cependant, Emmanuel Macron a rappelé que la décision finale revenait à la direction artistique, dirigée par Monsieur Thomas Joly, responsable des cérémonies des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

Cette prise de position intervient après plusieurs semaines de polémique autour d’une possible participation d’Aya Nakamura, la chanteuse franco-malienne étant la cible de critiques de la part de la droite et de l’extrême droite.

Toutefois, la situation semble évoluer favorablement pour l’artiste, puisque les belles-sœurs et héritières d’Édith Piaf ont exprimé leur soutien à l’idée qu’Aya Nakamura interprète une chanson de la Môme lors des JO de Paris, après avoir été sollicitées pour l’utilisation de « L’Hymne à l’amour » lors d’une cérémonie.

Lire Plus

Les + Lus