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Une candidate costaricienne pour le secrétariat général de l’ONU

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Rebeca Grynspan, en lice pour la succession d’Antonio Guterres, défend une sélection fondée uniquement sur le mérite, rejetant toute forme de discrimination, y compris positive.

La cheffe de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, Rebeca Grynspan, candidate officielle du Costa Rica au poste de secrétaire général de l’ONU, a exprimé sa conviction que le processus de sélection doit reposer sur les compétences et non sur le genre. Lors d’un entretien à Genève, l’économiste de soixante-neuf ans a souligné qu’un choix impartial démontrerait la capacité des femmes à accéder aux plus hautes responsabilités sur un pied d’égalité.

Le gouvernement costaricien a récemment officialisé sa candidature, estimant qu’elle représente le profil le plus qualifié pour succéder à Antonio Guterres, dont le mandat s’achèvera fin 2026. La dirigeante rejoint ainsi d’autres femmes citées pour ce poste, notamment l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, la ministre mexicaine de l’Environnement Alicia Barcena et la Première ministre de la Barbade Mia Mottley.

Rebeca Grynspan a insisté sur le fait qu’aucune de ces personnalités ne requiert de traitement préférentiel. Selon elle, la question essentielle n’est pas de promouvoir une candidature féminine, mais de comprendre pourquoi aucune femme n’a jusqu’à présent dirigé l’organisation. Nommée à la tête de la CNUCED en 2021, elle est la première femme à occuper ce poste et quittera temporairement ses fonctions lors du lancement de la campagne.

Son parcours professionnel, marqué par la surmontation de nombreux obstacles, lui a conféré une résilience et une persévérance qu’elle juge essentielles pour la direction des Nations Unies. Elle a notamment piloté les négociations de l’Initiative de la mer Noire en 2022, permettant l’exportation de millions de tonnes de céréales ukrainiennes malgré le conflit.

À l’approche de la session quadriennale de la CNUCED, la candidate souligne les défis actuels du commerce international, évoquant un changement tectonique dans les politiques commerciales, influencé par des considérations industrielles et sécuritaires. Elle estime crucial que les États-Unis et la Chine poursuivent leurs discussions pour éviter une guerre commerciale aux conséquences mondiales, tout en appelant à une meilleure protection des pays vulnérables, souvent confrontés à des droits de douane disproportionnés.

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