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Une année noire pour les rencontres humains-ours au Japon

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Le bilan des attaques d’ours atteint un niveau historique sur l’archipel, avec une recrudescence d’incidents jusque dans les zones urbaines.

Sept personnes ont perdu la vie depuis le mois d’avril dans des confrontations avec des plantigrades, selon les chiffres officiels du ministère de l’Environnement. Ce triste record constitue le bilan le plus lourd enregistré depuis la création de ces statistiques il y a près de vingt ans. La précédente année budgétaire avait fait état de cinq décès.

Au-delà des cas mortels, les autorités recensent au moins cent huit blessés depuis le début de l’exercice en cours, qui s’achèvera en mars prochain. Cette augmentation significative contraste avec les quatre-vingt-cinq victimes comptabilisées sur l’ensemble de l’année précédente. La tendance confirme une amplification du phénomène, après les deux cent dix-neuf incidents rapportés lors de la période 2023-2024.

La présence accrue d’ursidés dans les espaces habités s’expliquerait par plusieurs facteurs environnementaux et démographiques. Le changement climatique affecterait leurs ressources alimentaires traditionnelles, tandis que le dépeuplement des campagnes réduirait les zones de friction entre activités humaines et territoires animaliers.

Plusieurs incidents récents illustrent cette inquiétante proximité. Un plantigrade d’une taille imposante a pénétré dans un supermarché de la préfecture de Gunma, semant la panique parmi la clientèle. L’animal a circulé plusieurs minutes entre les rayons avant de provoquer des blessures légères chez deux personnes. L’établissement, pourtant habitué à la proximité montagneuse, n’avait jamais connu ce type d’intrusion.

Dans le nord du pays, un agriculteur a été attaqué par une ourse accompagnée de son petit à proximité immédiate de son domicile. Début octobre, un touriste européen a subi une agression à un arrêt de bus dans un village classé au patrimoine mondial. Ces événements témoignent de l’extension géographique du phénomène, qui touche désormais des lieux très fréquentés.

L’archipel abrite deux espèces d’ours, le noir asiatique et le brun d’Hokkaido, dont plusieurs milliers de spécimens sont euthanasiés chaque année. La recherche d’équilibre entre protection de la faune et sécurité publique représente un défi complexe pour les autorités nippones.

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