Monde
Une actrice albanaise contre son double numérique
L’avatar d’une intelligence artificielle, créé pour simplifier les démarches administratives, a été promu ministre sans l’accord de la comédienne qui lui prête ses traits. Anila Bisha engage désormais une bataille juridique pour récupérer son image.
Le visage d’Anila Bisha, figure reconnue du cinéma et du théâtre en Albanie, est devenu, à son insu, l’emblème d’une innovation gouvernementale controversée. Début 2025, l’actrice avait accepté de modéliser son apparence et sa voix pour un assistant virtuel sur la plateforme publique E-Albania. Cet avatar, baptisé Diella, était destiné à guider les citoyens dans leurs démarches administratives.
Quelques mois plus tard, le Premier ministre Edi Rama a annoncé la nomination de cette intelligence artificielle au poste de ministre des Marchés publics. L’initiative, présentée comme un moyen de garantir des appels d’offres exempts de corruption, a propulsé l’image numérique d’Anila Bisha sur le devant de la scène politique internationale. La comédienne a découvert avec stupéfaction son double virtuel prononçant un discours devant le Parlement, un rôle qu’elle n’avait jamais consenti à endosser.
Anila Bisha affirme n’avoir été informée ni consultée sur cette utilisation politique de son image. Elle explique avoir tenté, en vain, d’obtenir des explications de la part des autorités pendant plusieurs mois. Selon ses déclarations, le contrat la liant au gouvernement pour le projet E-Albania a expiré fin décembre 2025 et ne couvrait en aucun cas une fonction ministérielle.
Face à l’absence de réponse, l’actrice a saisi la justice. Une première requête en référé visant à suspendre l’utilisation de son image a été rejetée. Son avocat a indiqué qu’une nouvelle action serait intentée prochainement, incluant une demande de dommages et intérêts pour violation du droit à l’image. Le gouvernement, par voie de communiqué, s’est dit prêt à voir l’affaire tranchée par les tribunaux.
Cette nomination d’un ministre virtuel avait soulevé des interrogations parmi les experts juridiques et les observateurs politiques, concernant notamment la responsabilité des décisions prises par une intelligence artificielle. Anila Bisha, quant à elle, se dit déterminée à poursuivre son combat, évoquant la possibilité de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme si nécessaire.
-
SèteEn Ligne 1 moisSète : Sébastien Denaja dévoile ses mesures pour la sécurité et la tranquillité publique
-
GigeanEn Ligne 1 moisGigean : Marcel Stoecklin, à défaut de projet, le soupçon comme programme
-
Balaruc-le-VieuxEn Ligne 3 semainesBalaruc-le-Vieux : Aurélien Évangélisti, le candidat qui fait payer la commune pour se défendre
-
Balaruc-le-VieuxEn Ligne 1 moisBalaruc-le-Vieux : José Llinares officialise sa candidature et dévoile un programme en 12 engagements
-
Balaruc-le-VieuxEn Ligne 3 semainesBalaruc-le-Vieux : Fabienne Battinelli présente sa candidature et son projet communal
-
SportsEn Ligne 2 semainesLe PSG s’offre une finale à Abidjan après une démonstration face au Paris FC
-
SèteEn Ligne 3 semainesSète : le Parti Animaliste entre officiellement dans la bataille municipale
-
FrontignanEn Ligne 4 semainesFrontignan : Thibaut Cléret Villagordo mise sur la cantine à 1€ pour les familles