Monde
Un toit en Afghanistan, un exil intérieur
Après avoir été contraintes de quitter l’Iran, des familles afghanes s’installent dans des logements neufs, mais isolés, dans la province de Bamiyan. L’accès aux services essentiels reste un défi quotidien.
Des familles afghanes, revenues dans leur pays après avoir été poussées au départ par les autorités iraniennes, connaissent une situation contrastée. Si elles ont désormais un logement stable, celui-ci se trouve dans des zones reculées, privées d’infrastructures de base. Ces rapatriés, originaires pour la plupart de la province centrale de Bamiyan, avaient cherché des opportunités économiques en Iran avant d’en être expulsés, souvent en raison de difficultés administratives insurmontables ou de mesures discriminatoires.
De retour en Afghanistan, beaucoup ont d’abord connu une grande précarité, contraints de déménager fréquemment en raison de l’augmentation des loyers. Une enquête récente indique qu’une faible minorité des adultes a retrouvé un emploi stable depuis son retour. Un programme de construction, soutenu par une agence des Nations unies et mis en œuvre avec l’accord des autorités locales, a permis à plusieurs dizaines de familles, dont des femmes seules avec enfants, d’accéder à la propriété d’une petite maison en dur. Les bénéficiaires ont participé aux travaux et perçu une compensation financière.
Pour ces nouveaux propriétaires, la sécurité d’un logement constitue un progrès indéniable. Ils évoquent un soulagement face à l’absence de pression liée à un loyer. Toutefois, ce répit est tempéré par l’éloignement et le manque d’équipements. Les habitations, situées dans une zone surnommée « le versant sec », ne sont pas raccordées au réseau d’eau. Les résidents doivent s’approvisionner auprès de camions-citernes, à un coût élevé. Les sanitaires sont sommaires et extérieurs.
L’isolement géographique pose des problèmes pratiques majeurs. Les déplacements vers le centre-ville, où se trouvent les marchés, les écoles ou les centres de santé, nécessitent de longues marches sur des routes difficiles, pouvant atteindre deux heures. Les communications sont également compliquées par l’absence de couverture réseau mobile dans le secteur. Les habitants, tout en exprimant leur gratitude pour le toit obtenu, plaident pour un accès aux services essentiels.
Les autorités locales reconnaissent ces lacunes. Elles affirment que des projets d’extension du réseau d’eau et de construction d’écoles et de cliniques sont envisagés, en référence à des directives venant des instances dirigeantes. En attendant la concrétisation de ces promesses, la vie quotidienne des familles reste marquée par la débrouille et l’incertitude, transformant ce retour au pays en un nouvel exil, cette fois-ci à l’intérieur de leurs propres frontières.
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