Europe
Un refuge dans les Alpes italiennes aide des migrants à passer en France
Un refuge géré par une ONG fondée par un prêtre dans les Alpes italiennes aide depuis 2018 des migrants à passer en France.
Le refuge, baptisé « Fraternità Massi », se trouve à Oulx, une petite ville du Piémont (nord-est), où l’ONG Talità Kum gère une dizaine de lits, dernière étape pour des migrants en transit avant de tenter de passer la frontière à hauteur du village de Claviere, qu’ils rejoignent par bus le soir avant de se lancer de nuit dans les bois.
« Je veux aller en France parce que j’ai un membre de ma famille qui y vit. En Italie, il n’y a rien pour moi », explique Taher, un migrant tunisien accueilli à la Fraternità Massi. « Pourquoi ne suis-je pas resté en Tunisie? Parce que j’ai 30 ans et il n’y avait pas d’avenir pour moi en Tunisie. »
Luigi Chiampo, curé sexagénaire de Bussoleno (Turin) et fondateur de Talità Kum qui gère le centre d’accueil à Oulx, respecte le travail de la police française des frontières: « la police française fait son travail, elle essaie d’arrêter les migrants ».
« Parfois, les agents vont dans les bois à la recherche de migrants en transit pour arrêter le flux. À d’autres moments, la police se contente de garder les routes principales. Tout le monde fait son travail », estime-t-il.
« En sécurité »
Certains habitants se sont aussi mobilisés à titre personnel pour venir en aide aux migrants de passage. C’est le cas de Piero Gorza, un anthropologue âgé de 66 ans vivant à Oulx, qui a accepté de raconter son expérience.
« Chez moi, j’ai accueilli une famille de migrants avec un bébé de 20 jours, 22 jours exactement. La mère avait accouché seule, dans un bois entre la Slovénie et la Croatie. C’est la situation des migrants qui passent par ici », témoigne-t-il.
Zana, un étudiant kurde d’Irak âgé de 20 ans accueilli à la Fraternità Massi, confie être prêt à se rendre n’importe où: « peu importe le pays, tant que je peux être en sécurité ».
« Peut-être que mon rêve est d’atteindre le Royaume-Uni, mais cela me suffit d’être en sécurité. »
Côté français, les patrouilles de l’ONG Médecins du Monde ont constaté ces derniers mois une baisse des arrivées, mais aussi une modification du profil des migrants. Ce sont désormais des familles entières et non des hommes seuls qui tentent de traverser la frontière.
Et de plus en plus d’Asiatiques tentent l’aventure, alors qu’auparavant les arrivées concernaient principalement des ressortissants d’Afrique subsaharienne.
-
Balaruc-les-BainsEn Ligne 5 joursBalaruc-les-Bains : Thierry Cours se retire et ouvre une voie royale à Didier Sauvaire
-
SèteEn Ligne 6 joursSète : Hervé Marques en tête au premier tour, Pacull et Seguin au coude-à-coude pour la suite
-
SèteEn Ligne 3 joursSète : Le PS se range derrière Laura Seguin, désormais aux portes de la ville
-
FrontignanEn Ligne 6 joursFrontignan : Michel Arrouy réélu dès le premier tour avec 51,16 % des voix
-
Balaruc-le-VieuxEn Ligne 3 joursBalaruc-le-Vieux : Christian Ruis rassemble, Evangélisti se retrouve seul
-
SèteEn Ligne 4 joursSète : au second tour, Pacull appelle à faire barrage à la gauche
-
Balaruc-les-BainsEn Ligne 6 joursBalaruc-les-Bains : Rioust en tête au premier tour, trois listes qualifiées pour le second tour
-
Balaruc-le-VieuxEn Ligne 6 joursBalaruc-le-Vieux : Aurélien Evangelisti en tête, Christian Ruis en embuscade