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Faits Divers

Un rapport de 2007 alertait déjà sur les failles de sécurité de la galerie d’Apollon au Louvre

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Près de deux décennies avant le récent cambriolage, un document interne identifiait des vulnérabilités critiques dans cette salle abritant les joyaux de la Couronne, selon des informations révélées ce jeudi.

La mise en cause des dispositifs de protection de la célèbre institution muséale parisienne trouve sa source dans un rapport technique datant de 2007. Ce document, rédigé il y a dix-huit ans, qualifiait déjà la galerie d’Apollon de zone à haut risque pour des actes de malveillance. Les experts y soulignaient particulièrement la disposition problématique des vitrines d’exposition, situées à proximité immédiate des issues vitrées qui ont visiblement été utilisées lors du récent méfait.

Le texte mettait en lumière plusieurs points sensibles, dont la présence multiple de fenêtres sur la façade donnant sur la Seine. Ces ouvertures étaient décrites comme des vecteurs potentiels d’intrusion, spécialement vers l’espace abritant les diamants de la Couronne. Face à ces constats, le rapport préconisait alors le transfert de ces pièces précieuses vers un secteur mieux sécurisé du palais.

Ces alertes précoces trouvent un écho troublant avec un audit de sûreté réalisé en 2018, qui pointait lui aussi la vulnérabilité du balcon desservant la galerie. Ce document ultérieur mentionnait la possibilité d’accéder aux lieux par le biais d’un monte-charge, confirmant ainsi la persistance des failles de sécurité. La direction actuelle du Louvre affirme n’avoir pris connaissance de ces éléments qu’après la survenue du vol, précisant que ces documents n’avaient pas été transmis lors de la passation de responsabilités en 2021.

L’enquête se poursuit activement avec l’interpellation récente de quatre nouveaux suspects. L’un d’entre eux, soupçonné d’avoir participé au délit, a été placé en garde à vue pour des chefs d’accusation incluant le vol en bande organisée. Les investigations se concentrent désormais sur la localisation des bijoux historiques, qui demeurent introuvables plus d’un mois après les événements.

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