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Un opposant vénézuélien repris par les autorités après une brève libération

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La liberté aura été de courte durée pour Juan Pablo Guanipa. Ce dirigeant de l’opposition, proche de Maria Corina Machado, a été de nouveau interpellé lundi, moins d’une journée après sa remise en liberté, pour avoir selon le parquet violé les conditions de sa libération conditionnelle.

Les services du ministère public ont justifié cette nouvelle arrestation par le non-respect des obligations imposées à l’ancien vice-président du Parlement, notamment une interdiction de s’exprimer publiquement sur son affaire. Les autorités judiciaires ont requis son placement en résidence surveillée.

Âgé de soixante et un ans, Juan Pablo Guanipa avait recouvré la liberté dimanche après-midi. Il s’était ensuite rendu devant plusieurs établissements pénitentiaires de la capitale, où il avait rencontré des proches de détenus politiques et accordé des entretiens à la presse. Lors de ces échanges, il a contesté les résultats de la présidentielle de 2024, qui a vu la réélection de Nicolas Maduro, et a appelé à de nouvelles élections.

Sa période de liberté n’aura pas excédé douze heures. Maria Corina Machado a fait état de son enlèvement par des hommes armés en civil, une version corroborée par son fils et son parti politique, qui dénoncent un acte des appareils répressifs. Figure emblématique de l’opposition incarcérée, Juan Pablo Guanipa avait été arrêté en mai 2025 et inculpé pour des faits liés à un prétendu complot électoral, ainsi que pour terrorisme et incitation à la violence.

Sa libération initiale s’inscrivait dans un processus plus large annoncé début janvier, promettant la remise en liberté d’un nombre significatif de détenus. D’autres personnalités de l’opposition, comme Freddy Superlano et Perkins Rocha, ont également été libérées ce dimanche. Les autorités législatives ont assuré qu’une loi d’amnistie générale, dont le vote définitif est prévu mardi, permettrait à tous les prisonniers politiques d’être libres d’ici le 13 février.

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