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Un mois d’enfer au Grand Canyon face aux flammes

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Depuis début juillet, un incendie incontrôlé consume près de 50 000 hectares du parc emblématique, entraînant des fermetures et des évacuations massives.

Le Grand Canyon, joyau naturel des États-Unis, subit depuis quatre semaines les assauts d’un feu dévastateur. Parti le jour de la fête nationale américaine, le sinistre, baptisé *Dragon Bravo Fire*, a mobilisé plus de mille pompiers, engagés dans une lutte acharnée au sol et depuis les airs. Malgré des conditions météorologiques extrêmes, marquées par une humidité inférieure à 4 %, les équipes ont réussi à limiter temporairement sa progression, selon les autorités locales.

Les données officielles indiquent que seulement 13 % du périmètre est sous contrôle, laissant craindre une extension rapide en raison des températures élevées et de l’absence de précipitations. À ce jour, près de 50 000 hectares ont été réduits en cendres, faisant de cet incendie le plus important enregistré cette année sur le territoire américain.

Face à l’ampleur des dégâts, la rive nord du parc, moins fréquentée mais prisée pour ses paysages, a été fermée jusqu’à mi-octobre. Plusieurs centaines de visiteurs et de personnel ont dû être évacués en urgence fin juillet. Si la rive sud, principale porte d’entrée du site, reste ouverte, les infrastructures de la zone nord, dont l’historique *Grand Canyon Lodge*, ont subi des destructions majeures.

Cette crise intervient dans un contexte de tensions autour de la gestion des forêts et des catastrophes naturelles aux États-Unis. Les récentes réductions budgétaires affectant les agences fédérales chargées de l’environnement et des secours alimentent les interrogations sur la capacité à répondre à de tels phénomènes, de plus en plus fréquents et intenses.

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