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Un homme jugé pour avoir simulé des actes médicaux sur des dizaines de femmes

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_**Pendant près de vingt ans, un Breton a mis en scène un rituel élaboré pour abuser de ses victimes, mû par une pulsion décrite par les experts comme une déviance sexuelle.**_

L’audience du tribunal correctionnel de Quimper a été marquée par les déclarations d’une psychiatre mandatée pour évaluer l’accusé. Ce dernier, âgé de 44 ans, est poursuivi pour avoir, sous le prétexte d’études médicales fictives, pratiqué des injections et des prélèvements sanguins illégaux sur une quarantaine de femmes entre 2015 et 2021. L’experte a décrit un individu tirant une excitation sexuelle systématique de l’acte de piquer avec une aiguille, une satisfaction qu’elle a qualifiée de centrale et de compulsive dans son fonctionnement.

Ancien producteur audiovisuel et conseiller municipal, l’homme approchait ses victimes en leur proposant de participer à des recherches supposées, souvent ciblant les personnes souffrant de phobie des aiguilles. Il déployait un matériel médical complet et faisait signer des formulaires de consentement pour donner une apparence de légitimité à son stratagème. Selon l’analyse psychiatrique, cette mise en scène minutieuse faisait partie intégrante du rituel pervers, un scénario qui s’est complexifié avec le temps pour inclure des massages présentés comme thérapeutiques.

Plusieurs témoignages ont fait état d’attouchements non consentis durant ces séances. Le parcours de l’intéressé montre une obsession précoce pour les piqûres, remontant à l’enfance, qui s’est ensuite reportée sur des connaissances. Malgré un rappel à la loi en 2001 et une condamnation en 2021 pour des faits analogues, ses agissements ont persisté. La psychiatre a estimé devant la cour que le risque de récidive ne pouvait être écarté, notant que la pulsion semblait primer sur toute considération des conséquences. Une autre procédure pour des agissements similaires est en cours d’instruction au parquet de Lorient.

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