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Un frère en détresse lance un appel à la communauté internationale

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Le sort d’Evyatar David, otage israélien détenu à Gaza depuis près de deux ans, suscite une vive émotion après la diffusion d’images le montrant dans un état critique.

La détresse d’une famille se lit sur les murs de leur maison, où des affiches réclament la libération d’Evyatar David, 24 ans, capturé lors de l’offensive du 7 octobre 2023. Son frère, Ilay, s’exprime avec une gravité palpable. « Le monde doit se mobiliser immédiatement pour exiger sa libération », insiste-t-il, les traits marqués par l’angoisse. Les récentes images diffusées par le Hamas, où le jeune homme apparaît squelettique et contraint de creuser le sol d’un tunnel, ont provoqué une onde de choc bien au-delà des frontières israéliennes.

La famille a autorisé la publication de ces séquences, espérant ainsi alerter l’opinion internationale. Evyatar, détenu depuis 22 mois, incarne désormais le sort des 49 otages encore aux mains des groupes armés à Gaza, parmi lesquels 27 seraient décédés selon les estimations israéliennes. Son état de santé, visiblement critique, suscite des craintes croissantes. « Il ne lui reste que quelques jours dans ces conditions », avertissent ses proches dans un communiqué, dénonçant des traitements inhumains.

L’histoire d’Evyatar est intimement liée à celle de son ami d’enfance, Guy Gilboa-Dalal, enlevé avec lui lors du festival de musique Nova. Tous deux ont partagé des mois de captivité dans des conditions extrêmes, comme en témoigne Tal Shoham, un ancien otage libéré après plus de 500 jours de détention. « La faim était insupportable. Nous survivions avec un pain par jour, tandis que nos geôliers mangeaient devant nous », raconte-t-il, évoquant des transferts dans des tunnels humides et étouffants.

Les dernières images d’Evyatar, où son regard semble vidé de toute espérance, ont profondément marqué ceux qui l’ont connu. « Je rêvais de le voir revenir, mais aujourd’hui, je ne sais plus », murmure Tal Shoham, la voix brisée. Dans le salon familial, les photos d’Evyatar côtoient des instruments de musique, souvenirs d’une vie suspendue. Son frère, refusant de céder au désespoir, répète d’une voix ferme : « Nous ne renoncerons pas tant qu’il ne sera pas libre. »

L’appel lancé par sa famille résonne comme un ultime cri d’alarme, alors que le temps semble compté pour Evyatar David. La communauté internationale, sollicitée avec insistance, reste silencieuse face à cette urgence humanitaire.

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