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Un échange d’otages et de prisonnires scelle la trêve à Gaza

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Un accord historique se concrétise entre Israël et le Hamas sous l’égide américaine, tandis que s’ouvre en Égypte un sommet dédié à la reconstruction de la bande de Gaza.

Le mouvement Hamas s’apprête à remettre ce lundi à Israël les derniers otages vivants qu’il détient dans la bande de Gaza, en contrepartie de la libération de détenus palestiniens. Cette opération d’échange intervient à la veille d’une rencontre diplomatique majeure en Égypte, en présence de l’ancien président américain Donald Trump. Le processus s’inscrit dans le cadre d’une initiative américaine visant à instaurer une paix durable dans la région.

Selon les termes convenus, quarante-huit otages israéliens, qu’ils soient vivants ou décédés, doivent être restitués. En échange, les autorités israéliennes libéreront deux cent cinquante prisonniers incarcérés pour des motifs sécuritaires, dont de nombreux condamnés pour des actes violents contre Israël, ainsi que mille sept cents Palestiniens arrêtés dans la bande de Gaza depuis octobre 2023. Le Premier ministre israélien a qualifié ce retour d’événement historique, mêlant émotion et soulagement.

Les otages vivants doivent être remis simultanément tôt ce lundi matin aux représentants du Comité international de la Croix-Rouge. Les autorités israéliennes reconnaissent cependant que la restitution de l’ensemble des otages décédés pourrait nécessiter un délai supplémentaire. Un organisme international sera alors chargé de localiser les personnes manquantes, conformément aux dispositions prévues par le plan.

Les préparatifs pour cette libération sont achevés du côté du Hamas, qui maintient toutefois ses exigences concernant la libération de responsables palestiniens. Israël a précisé que les détenus palestiniens, préalablement transférés dans deux établissements pénitentiaires spécifiques, ne recouvreraient la liberté qu’après confirmation de la remise effective des otages.

Donald Trump doit se rendre en Israël avant de participer au sommet pour la paix à Charm el-Cheikh, aux côtés du président égyptien et de dirigeants de plus de vingt pays. La gouvernance future de la bande de Gaza, dévastée par les hostilités, figurera au cœur des discussions. Aucun représentant israélien ou du Hamas n’est attendu à cette réunion, pas plus que l’Iran, pourtant invité.

Le plan américain prévoit à terme l’exclusion du Hamas des structures de pouvoir à Gaza et la destruction de son arsenal. L’administration du territoire serait confiée à un comité palestinien technocratique, placé sous la supervision d’une instance internationale de transition dirigée par Donald Trump.

Sur le terrain, la trêve a permis une baisse sensible des prix des denrées alimentaires sur les marchés locaux et un début d’assouplissement du blocus israélien. Des convois humanitaires ont commencé à franchir les points de passage, même si des pillages sporadiques ont été signalés. Les habitants expriment leur souhait de voir l’aide distribuée dans des conditions sécurisées et respectueuses.

Ce processus diplomatique fait suite à l’offensive déclenchée en octobre 2023 après l’attaque du Hamas contre le territoire israélien, qui avait causé la mort de plus de mille deux cents personnes. Les opérations militaires israéliennes qui ont suivi ont entraîné, selon le ministère de la Santé de Gaza, le décès de plus de soixante-sept mille huit cents Palestiniens.

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