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Un drame urbain à Hong Kong fait 146 victimes

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Alors que le deuil s’installe après l’incendie le plus meurtrier que la ville ait connu depuis des décennies, les autorités annoncent l’arrestation d’un militant ayant réclamé des comptes sur cette catastrophe.

Les opérations de recherche se poursuivaient dimanche dans les décombres du complexe résidentiel de Wang Fuk Court, situé dans le district de Tai Po, où un violent incendie a causé la mort de 146 personnes. Le sinistre, qui s’est déclaré mercredi après-midi dans cet ensemble de huit tours de 31 étages, constitue la pire catastrophe de ce type survenue à Hong Kong depuis 1948. Les services de secours ont indiqué ne pas écarter la possibilité de découvrir d’autres victimes, 54 corps restant non identifiés à ce stade.

La propagation rapide des flammes semble avoir été favorisée par l’utilisation de matériaux inflammables dans le cadre des travaux de rénovation en cours, ainsi que par la présence d’échafaudages en bambou, une pratique courante dans la ville. De nombreux témoignages concordent sur le dysfonctionnement des alarmes incendie au moment du drame. Le complexe, construit en 1983 et comptant près de 2 000 logements, était toujours habité malgré les travaux.

Dans un contexte d’émotion collective, les hommages se sont multipliés. Une file de plusieurs centaines de mètres s’est formée pour permettre aux habitants de déposer des fleurs et d’observer un moment de recueillement. Des communautés indonésiennes et philippines, touchées par la perte de plusieurs des leurs, ont organisé des rassemblements commémoratifs ailleurs dans la ville.

Parallèlement, les autorités judiciaires ont annoncé l’arrestation de onze personnes dans le cadre d’une enquête pour corruption liée au marché de la rénovation. Samedi, un étudiant de 24 ans, Miles Kwan, a été interpellé après avoir lancé une pétition en ligne réclamant des responsabilités pour cette catastrophe. Le texte, qui avait recueilli plus de 10 000 signatures en moins de 24 heures, a depuis été retiré de la plateforme.

Le Bureau pour la sauvegarde de la sécurité nationale a publié un communiqué samedi, apportant son soutien aux autorités locales dans leur action contre « ceux qui exploitent la tragédie pour semer le désordre ». Cette arrestation intervient dans un cadre législatif renforcé depuis l’adoption de la loi sur la sécurité nationale en 2020, qui a accru le contrôle de Pékin sur l’ancienne colonie britannique.

Parmi les victimes, on dénombre sept ressortissants indonésiens et un Philippin, selon les consulats concernés. Quatorze des blessés se trouvent toujours dans un état critique, selon les dernières informations fournies par les établissements hospitaliers.

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