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Un délai de dix jours dans la gestion d’une contamination au lait infantile

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Le groupe Nestlé a attendu près de deux semaines après la détection d’une toxine dans ses produits avant de notifier les autorités sanitaires, selon des informations révélées ce vendredi.

Le fabricant avait connaissance, dès la fin du mois de novembre, de la présence de céréulide dans des préparations pour nourrissons sorties de son usine néerlandaise. Cette toxine, produite par une bactérie, avait été identifiée dans le cadre des procédures internes de contrôle. Pourtant, la société n’a transmis l’alerte aux instances européennes que le 10 décembre.

L’entreprise justifie ce délai par la nécessité de mener une évaluation complète des dangers pour la santé publique. Selon ses déclarations, les premières analyses, reçues fin novembre, ont été suivies de confirmations début décembre, indiquant des traces infinitésimales de la substance dans des produits encore sous sa garde. Nestlé affirme n’avoir établi avec certitude la source de la contamination, une huile enrichie, que le 23 décembre, une version contestée par d’autres éléments.

Des sources officielles en Italie indiquent en effet que les premiers résultats d’échantillonnage étaient parvenus à l’opérateur entre fin novembre et début décembre. L’Italie a été le premier État membre à enregistrer une notification sur la plateforme d’alerte sanitaire européenne, soulevant des interrogations sur la chronologie des événements. Les autorités helvétiques, quant à elles, n’ont été informées que le 9 décembre.

Cette affaire intervient dans un contexte de plusieurs retraits de produits similaires par différents fabricants sur le marché européen ces derniers mois, mobilisant l’attention des régulateurs et des associations de consommateurs.

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