Économie
Un déficit public en recul inattendu en 2025
Les comptes publics français affichent une amélioration plus marquée que prévu l’an dernier, offrant une marge de manœuvre au gouvernement pour poursuivre son assainissement budgétaire.
La situation des finances publiques s’est révélée plus favorable que les prévisions officielles. L’année 2025 s’est achevée avec un déficit public représentant 5,1 % de la richesse nationale, selon les chiffres publiés par l’Insee. Cet indicateur se situe ainsi trois dixièmes de point en deçà de l’estimation du ministère de l’Économie et marque un recul de 0,7 point par rapport à l’exercice précédent. L’institut statistique attribue cette amélioration à une accélération des recettes, portée notamment par une hausse des impôts sur le revenu et le patrimoine.
Cette dynamique a eu un effet mécanique sur l’endettement national. Le ratio de la dette publique par rapport au produit intérieur brut s’est établi à 115,6 % à la fin de l’année, en baisse de 1,6 point par rapport au troisième trimestre. Le gouvernement y voit un signal encourageant pour la suite de sa trajectoire budgétaire. L’exécutif affiche sa détermination à maintenir le cap d’un retour sous la barre des 5 % du PIB dès 2026, un objectif qualifié d’ambitieux par le ministre chargé des Comptes publics.
La réalisation de cet objectif s’annonce toutefois complexe dans un contexte économique international dégradé. Les répercussions du conflit au Moyen-Orient, notamment via la remontée des cours des hydrocarbures, pourraient peser sur la croissance et, par ricochet, sur les rentrées fiscales. Les autorités reconnaissent qu’il est encore prématuré d’en quantifier précisément les effets. Par ailleurs, les conditions de financement se sont déjà tendues sur les marchés obligataires, où les taux d’intérêt exigés par les investisseurs ont récemment augmenté.
L’amélioration constatée ne doit pas être interprétée comme la création d’une réserve disponible pour de nouvelles dépenses, ont tenu à préciser les membres du gouvernement. Toute initiative supplémentaire devra être strictement compensée par des économies équivalentes sur d’autres postes budgétaires. La stratégie repose pour l’instant largement sur une augmentation des prélèvements. Les observateurs soulignent que la phase la plus délicate, celle d’une maîtrise effective des dépenses publiques dont la croissance reste supérieure à celle du PIB, demeure à venir.
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