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Un cheval de calèche succombe à la canicule dans les rues de New York

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La mort d’une jument épuisée par la chaleur relance la polémique sur l’exploitation des équidés dans le tourisme urbain.

Une scène insoutenable s’est déroulée mardi dans le quartier de Hell’s Kitchen, à Manhattan. Une jument de 15 ans, employée pour tracter une calèche de touristes, s’est effondrée en pleine rue avant de décéder peu après. Les températures avoisinaient les 28 degrés ce jour-là, selon les relevés météorologiques locaux.

L’animal, répondant au nom de Lady, venait d’effectuer deux tours complets avec des visiteurs. Les images de son agonie, rapidement diffusées sur les réseaux sociaux, ont provoqué une vive émotion parmi les défenseurs de la cause animale. Une autopsie sera réalisée pour établir les circonstances exactes de ce décès, le premier du genre depuis 2011.

Les autorités municipales ont immédiatement annoncé l’ouverture d’une enquête. Un porte-parole de la mairie a rappelé l’engagement de la ville à garantir le bien-être de tous ses habitants, y compris les animaux. Pour certains professionnels du secteur, cette mort ne serait pas directement liée aux conditions de travail. « Les équidés, comme les humains, peuvent succomber à des causes naturelles », a notamment déclaré une représentante des cochers.

Cet événement ravive une controverse ancienne. Plusieurs associations militent depuis des années pour l’interdiction pure et simple des calèches à traction animale, jugées incompatibles avec la vie urbaine moderne. Une proposition de loi, baptisée « Ryder’s Law », prévoit leur disparition progressive d’ici 2026. La mort de Lady pourrait accélérer son adoption, alors qu’une manifestation s’est déjà tenue pour réclamer des mesures immédiates.

Le débat dépasse désormais la simple question animale pour interroger les modèles touristiques hérités du XIXe siècle. Certaines villes européennes ont déjà banni ces pratiques, préférant des alternatives mécaniques ou électriques. New York, qui compte encore une centaine de licences actives, se trouve à nouveau confrontée à ce dilemme entre tradition et bien-être animal.

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