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Un ancien président du club de football remet l’écharpe tricolore à son rival écologiste

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À Lyon, la passation de pouvoir entre Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet a mêlé le respect du protocole à une première salve politique, marquant d’emblée les tensions à venir.

C’est un moment protocolaire qui a revêtu une forte dimension symbolique. Ce vendredi, dans la salle du conseil municipal de l’hôtel de ville de Lyon, Jean-Michel Aulas, doyen de l’assemblée nouvellement élue, a procédé à la remise de l’écharpe de maire. Le destinataire n’était autre que son adversaire politique, Grégory Doucet, tête de liste écologiste réélue à la tête de la municipalité. La scène, empreinte de civilité, s’est déroulée sous les applaudissements des élus, cinq jours après un second tour serré.

Conformément à la tradition, l’élu le plus âgé présidait cette séance d’installation. L’ancien président de l’Olympique lyonnais, récemment défait aux urnes, a ainsi supervisé le vote à bulletin secret qui a confirmé sans surprise la magistrature de Grégory Doucet, obtenant les quarante-six suffrages de la majorité de gauche. Après une brève poignée de main, la formalité de passation était accomplie.

Les apparences de courtoisie ont toutefois rapidement laissé place aux réalités politiques. Dans son allocution, Jean-Michel Aulas, dont la formation constitue désormais la principale opposition au conseil municipal, a évoqué une campagne électorale qu’il a qualifiée d’âpre. Il a ensuite adressé un avertissement au maire sortant, soulignant que le nouveau rapport de forces imposerait désormais le dialogue. Il a estimé que les électeurs avaient placé l’exécutif municipal sous une forme de surveillance démocratique, signifiant par là que la majorité ne détenait plus l’intégralité du pouvoir décisionnel.

En réponse, Grégory Doucet a immédiatement indiqué avoir engagé des démarches pour rencontrer la nouvelle présidente de la métropole, issue des Républicains. Le maire écologiste a insisté sur la nécessité d’une collaboration entre les deux collectivités, malgré la distinction de leurs compétences respectives. Cet échange inaugural dessine les contours d’une mandature où la recherche d’entente s’annonce aussi indispensable que complexe, dans un paysage politique local désormais fragmenté.

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