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Faits Divers

Un ancien élu breton face à ses victimes pour des agressions sexuelles déguisées en actes médicaux

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Devant le tribunal correctionnel de Quimper, Nicolas Gonidec a tenté d’expliquer l’inexplicable. L’homme, producteur audiovisuel et ancien conseiller municipal, comparaît pour des agressions sexuelles commises sous couvert de soins infirmiers.

L’audience a été marquée par le récit glaçant de plusieurs femmes, décrivant des séances où la frontière entre le médical et l’agression sexuelle s’est estompée. L’accusé, qui se présentait avec une mallette et du matériel médical, proposait à ses victimes, souvent issues de son entourage dans le milieu culturel celtique, de participer à de prétendues études scientifiques nécessitant des prélèvements sanguins. Des formulaires élaborés et une mise en scène crédible conféraient à ces rendez-vous une apparence de légitimité.

Les faits reprochés dépassent toutefois largement la simple prise de sang. Plusieurs témoignages ont évoqué des attouchements, des massages mammaires présentés comme des méthodes de relaxation, ou encore des masturbations non consenties. Une plaignante a décrit une paralysie face aux gestes de l’homme, se demandant si elle avait été hypnotisée ou droguée. Une autre s’est interrogée sur le devenir des photos et vidéos prises durant ces séances.

Interrogé sur la nature de ses actes, Nicolas Gonidec a évoqué un « fétichisme » pour les piqûres, une obsession qu’il dit remonter à l’adolescence et avoir connu une « évolution malheureuse ». Face aux questions du ministère public sur le passage de l’acte médical simulé à l’agression sexuelle, il a parlé d’un « engrenage » et d’un « processus psychologique » qu’il tente encore de comprendre en suivant une psychothérapie. Il a reconnu « globalement » les faits qui lui sont imputés, tout en apportant quelques nuances.

Cette affaire judiciaire fait suite à une précédente condamnation de l’intéressé pour des agressions similaires. La publicité entourant ce premier procès avait conduit une soixantaine de nouvelles plaintes à être déposées. L’homme encourt désormais une peine pouvant atteindre cinq ans d’emprisonnement. Le jugement sera rendu ultérieurement.

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