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Un accord historique scelle le retour de l’autorité de Damas sur le Nord-Est syrien

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Après des mois de tensions et de combats, le gouvernement syrien et les autorités kurdes ont conclu un pacte de réintégration. Ce texte, salué comme une avancée majeure par plusieurs capitales, met fin à plus d’une décennie d’administration autonome dans la région.

Un accord global a été annoncé ce vendredi entre les autorités de Damas et les représentants de la région autrefois administrée par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie. Ce document prévoit le déploiement progressif des forces de sécurité gouvernementales sur ce territoire et l’intégration de ses structures administratives au sein de l’État syrien. Cette annonce intervient après une offensive militaire ayant permis à l’armée régulière de reprendre le contrôle de plusieurs zones clés ces dernières semaines.

Le texte stipule que les puissantes Forces Démocratiques Syriennes (FDS), ancien pilier de la défense de la zone autonome, seront maintenues sous la forme d’une division spécifique au sein de l’armée nationale. Cette division sera composée de plusieurs brigades, dont une sera établie dans la région de Kobané, une ville symbolique séparée géographiquement du reste du territoire kurde et actuellement encerclée par les troupes gouvernementales. Les fonctionnaires civils de l’ancienne administration devraient quant à eux être conservés dans leurs postes.

Cet arrangement marque un tournant significatif, mettant un terme aux aspirations à une autonomie politique formelle pour la minorité kurde. Il offre cependant des garanties institutionnelles qui diffèrent des propositions antérieures, rejetées par les dirigeants kurdes en janvier. Une source officielle syrienne a précisé que l’État reprendrait le contrôle de toutes les institutions civiles et des postes-frontières, notamment ceux avec la Turquie et l’Irak.

La conclusion de cet accord a été saluée par plusieurs acteurs internationaux. Une haute responsable kurde a publiquement remercié les médiateurs, citant explicitement les efforts diplomatiques de la France et des États-Unis. Un envoyé spécial américain a qualifié l’événement d’étape historique sur la voie de la réconciliation nationale et de la stabilité en Syrie. Paris a pour sa part confirmé son implication active dans les pourparlers ces dernières semaines.

Ce règlement fait suite à une série de revers militaires pour les FDS, accentués par des défections au sein de leurs rangs, et à l’arrivée au pouvoir à Damas d’une nouvelle administration déterminée à rétablir sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national. Un décret présidentiel récent avait par ailleurs accordé des droits culturels et linguistiques à la minorité kurde, préparant le terrain à cette normalisation.

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