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Trump et Poutine face à l’épineux dossier ukrainien en Alaska

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Le président américain affiche une position ferme sur le conflit tout en excluant de négocier au nom de Kiev, alors que les Européens redoutent des discussions bilatérales à huis clos.

La rencontre entre les deux chefs d’État, la première sur le sol américain depuis près d’une décennie, s’annonce comme un moment clé dans le règlement du conflit en Ukraine. Donald Trump a toutefois tenu à préciser, avant son départ pour l’Alaska, qu’il n’entendait pas se porter garant des intérêts ukrainiens lors de ces pourparlers. Cette prise de position contraste avec les attentes exprimées par Volodymyr Zelensky, qui espérait un soutien plus affirmé de Washington pour obtenir un cessez-le-feu.

L’administration américaine maintient cependant une ligne diplomatique ferme à l’égard de Moscou. Le locataire de la Maison Blanche a averti que des mesures conséquentes seraient prises si la Russie persistait dans son engagement militaire. En parallèle, les forces ukrainiennes ont intensifié leurs opérations, tant sur le terrain qu’en territoire russe, dans une apparente volonté de peser sur les négociations à venir.

La question des frontières constitue un autre point sensible des discussions. Si Paris et Bruxelles insistent pour que toute résolution inclue les partenaires européens, les déclarations de Donald Trump laissent entrevoir la possibilité d’un accord territorial direct entre Kiev et Moscou. Les propos du président américain, évoquant un échange « mutuellement bénéfique », ont suscité des inquiétudes quant à une marginalisation des capitales européennes dans le processus.

Malgré ces tensions, les deux camps affichent une volonté de dialogue. Les compliments échangés entre les dirigeants et les assurances de transparence formulées par le ministre russe des Affaires étrangères témoignent d’un climat apaisé en amont des discussions. Reste que l’issue du sommet demeure imprévisible, Donald Trump lui-même estimant à un sur quatre les chances d’un échec. Une hypothèse qui pourrait alors conduire à l’organisation d’une table ronde élargie à l’Ukraine.

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