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Texas sous les eaux : une famille désespérée recherche Alicia, disparue dans les inondations

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Les crues meurtrières du Guadalupe ont emporté des dizaines de vies. Parmi les disparus, Alicia, 68 ans, dont la famille scrute chaque parcelle de boue dans l’espoir d’un miracle.

Au bord du fleuve Guadalupe, Javier Torres fouille inlassablement la terre desséchée, les mains couvertes de poussière. Quelques jours plus tôt, ces berges étaient le théâtre de violentes inondations qui ont balayé tout sur leur passage. Les pluies torrentielles, tombées sur des sols déjà saturés, ont provoqué une montée des eaux fulgurante, emportant maisons, routes et vies humaines. Le bilan est lourd : plus de cent morts et des dizaines de disparus, dont Alicia Olvera, la grand-mère de Javier.

Cette femme de 68 ans vivait depuis vingt ans à Hunt, près du Guadalupe, avec son époux José. Le matin du 4 juillet, alors que les premières gouttes commençaient à tomber, elle se trouvait chez elle. Rapidement, les appels de sa famille sont restés sans réponse. Lorsqu’ils ont pu enfin atteindre les lieux, le paysage était méconnaissable : la maison en partie ensevelie, la piscine transformée en marécage, et partout, une épaisse couche de boue.

C’est là qu’ils ont retrouvé José, sans vie, près d’un véhicule renversé. Deux autres corps gisaient non loin, probablement emportés par le courant. Mais d’Alicia, aucune trace. Depuis, ses proches, aidés par des bénévoles et des chiens renifleurs, parcourent inlassablement les alentours, retournant chaque pierre, scrutant chaque recoin. Angélica, sa fille, garde malgré tout une lueur d’espoir. « Nous avons besoin d’aide, nous voulons juste la retrouver, vivante ou… », murmure-t-elle, les larmes aux yeux.

Non loin de là, le camp de vacances Mystic, où séjournaient des centaines d’enfants, porte encore les stigmates de la catastrophe. Les affaires abandonnées, les cabanes dévastées, tout rappelle la violence des éléments. Les secours continuent leurs recherches, mais chaque heure qui passe rend l’espoir plus ténu.

Pour la famille d’Alicia, ces journées sont un mélange de douleur et de détermination. Ils se souviennent de ses plats mijotés, de son rire chaleureux, de ces moments simples qui font la richesse d’une vie. « Je prie pour un miracle », confie Angélica. Dans cette région meurtrie, où la nature a montré sa force destructrice, c’est peut-être le seul réconfort qui reste.

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