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Téhéran brandit la menace d’une réplique militaire face aux pressions occidentales

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La République islamique affirme être en mesure de réagir avec force à toute agression, alors que l’Union européenne s’apprête à durcir sa position et que les États-Unis maintiennent leur pression militaire dans la région.

Face à l’accumulation des pressions internationales, les autorités iraniennes ont réaffirmé leur détermination à répondre par la force à toute action hostile. Le ministre des Affaires étrangères a déclaré que les forces armées étaient en état d’alerte maximale, tandis que le commandement militaire a annoncé le déploiement de plusieurs centaines de drones de combat au sein de ses unités opérationnelles. Selon les déclarations d’un haut gradé rapportées par les médias officiels, l’objectif est de garantir une capacité de réaction immédiate et décisive en cas d’offensive.

Parmi les options évoquées figure la possibilité d’une fermeture du détroit d’Orman, voie maritime stratégique pour les exportations d’hydrocarbures. Un éditorial d’un journal conservateur a justifié cette éventualité en la présentant comme un droit souverain de l’Iran, ajoutant que des menaces extérieures ne pouvaient recevoir de réponse purement diplomatique.

Ces prises de position interviennent dans un contexte de fortes tensions. Des mouvements navals américains, incluant le déploiement d’un groupe aéronaval, ont été observés dans le golfe Persique. Parallèlement, les capitales européennes doivent se prononcer sur un éventuel classement des Gardiens de la révolution sur leurs listes d’organisations considérées comme terroristes. Plusieurs États membres se seraient déjà déclarés favorables à cette mesure, que l’Union européenne justifie par la sévérité de la répression des récentes manifestations.

Téhéran a mis en garde contre les répercussions d’une telle décision, tout en laissant entendre que les canaux diplomatiques n’étaient pas fermés. Une visite du chef de la diplomatie iranienne en Turquie est prévue, Ankara ayant exprimé son opposition à une intervention militaire et son souhait de jouer un rôle de médiation. Par ailleurs, des responsables iraniens ont réitéré leur ouverture à un dialogue, tout en posant des conditions préalables concernant le respect de la souveraineté nationale.

La situation intérieure reste marquée par les conséquences des troubles sociaux. Des organisations non gouvernementales font état de bilans humains très lourds, avec plusieurs milliers de personnes tuées ou blessées et des dizaines de milliers d’arrestations. Des témoignages évoquent la crainte des blessés de se rendre dans les hôpitaux, par appréhension d’y être appréhendés. Les autorités sanitaires ont démenti toute pratique discriminatoire dans les établissements de soins.

Sur les marchés, l’instabilité régionale a provoqué une hausse des cours du pétrole, qui ont franchi un seuil symbolique pour la première fois depuis plusieurs mois.

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