Société
Strasbourg, l’alliance improbable qui fracture le Parti socialiste
_**L’ancienne maire Catherine Trautmann, arrivée en tête au premier tour, s’est entendue avec le candidat de centre-droit Pierre Jakubowicz pour le second tour, une décision qui lui vaut une mise à l’écart immédiate de son propre camp.**_
La configuration politique strasbourgeoise a basculé mardi avec l’annonce d’un rapprochement entre la candidate socialiste Catherine Trautmann et le candidat du mouvement Horizons, Pierre Jakubowicz. Cette union de circonstance, formée pour contrer la liste commune des écologistes et de La France insoumise menée par la maire sortante Jeanne Barseghian, a provoqué une onde de choc au sein du Parti socialiste. La direction nationale a immédiatement réagi en indiquant que cet accord plaçait ses signataires en dehors de la famille socialiste, estimant qu’une alliance avec une formation proche du pouvoir macroniste était incompatible avec les valeurs du parti.
Catherine Trautmann, qui brigue à 75 ans un retour à la tête de la municipalité, a justifié sa décision par la nécessité de rassembler toutes les forces républicaines face à ce qu’elle perçoit comme une dérive. Elle a affirmé partager des valeurs fondamentales avec Pierre Jakubowicz, avec qui elle a siégé dans l’opposition municipale. Ce dernier, crédité de 5,10 % des voix au premier tour, a quant à lui expliqué son ralliement par la volonté de combattre activement l’union des écologistes et des insoumis, une perspective qu’il juge inacceptable pour l’avenir de la ville.
Cette manœuvre a été vivement critiquée par les autres formations. La maire sortante Jeanne Barseghian a dénoncé une stratégie fondée sur la confusion, ni de droite ni de gauche. De son côté, le mouvement Horizons, dont était issu Pierre Jakubowicz, a pris ses distances en retirant son investiture au candidat et en apportant son soutien au candidat Les Républicains, Jean-Philippe Vetter. Ce dernier a d’ailleurs maintenu sa liste sans changement pour le second tour, invoquant un impératif de clarté.
Le paysage du second tour apparaît désormais polarisé. D’un côté, la liste fusionnée écologiste-insoumise se présente comme un bloc populaire face à ce qu’elle nomme un bloc de droite radicalisé. De l’autre, l’alliance hétéroclite conduite par Catherine Trautmann entend incarner un rassemblement républicain pour empêcher, selon ses termes, l’extrême gauche d’accéder au pouvoir municipal. Les résultats du premier tour, très serrés entre la candidate socialiste (25,93 %) et le candidat LR (24,23 %), tandis que la liste Barseghian atteignait 19,72 %, laissent présager une batille électorale indécise. Les transferts de voix et les recompositions de dernier moment seront déterminants pour l’issue du scrutin.
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