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Soupçon d' »abus de confiance »: deux enquêtes sur le ministre aux PME Alain Griset

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Un ministre dans la tourmente: deux enquêtes ont été ouvertes à Paris et Lille concernant Alain Griset, chargé des PME, après des signalements notamment de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour soupçon d' »abus de confiance ».

Cette affaire tombe au plus mal pour le ministre délégué, en première ligne sur la question de la réouverture des petits commerces et du soutien aux entreprises dans la crise sanitaire.

« La déclaration de situation patrimoniale » de M. Griset, entré en fonction en juillet, « omet des participations financières détenues dans un plan d’épargne en actions, ainsi que le compte espèces associé, pour un montant total de 171.000 euros, afin d’empêcher la révélation de faits susceptibles de recevoir la qualification pénale d’abus de confiance », souligne la HATVP dans une appréciation rendue publique sur son site.

La Haute autorité a saisi lundi le parquet de Paris, qui a ouvert une enquête « du chef d’omission de déclaration d’une partie substantielle de son patrimoine ou de ses intérêts », a indiqué le procureur Rémy Heitz. Elle a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE).

Tracfin, la cellule anti-blanchiment de Bercy, là même où exerce le ministre, a également fait un signalement, auprès du parquet de Lille. Lequel a ouvert une autre enquête, confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

« Maladresse »

L’entourage du ministre, artisan-taxi pendant plus de 30 ans jusqu’à fin 2016, a évoqué auprès de l’AFP une « maladresse », sans « volonté d’enrichissement personnel ».

M. Griset, 67 ans, envisage-t-il de quitter le gouvernement? « A ce stade, le dossier est transmis au procureur de la République, nous verrons la suite donnée », répond son cabinet.

Le bureau de la Confédération nationale de l’artisanat des métiers et des services (CNAMS) du Nord, dont il était le président jusqu’en juillet, a confié en 2019 quelque 130.000 euros à M. Griset pour qu’il les place sur son PEA. La somme a été remboursée par le ministre peu après son entrée en fonction.

« M. Griset a dit à la Haute autorité qu’il avait l’accord de la CNAMS, pour qu’il puisse faire fructifier cette somme, mais alors on est dans la confusion des patrimoines, ce qui n’est pas conforme à la loi », a relevé auprès de l’AFP le président de la HATVP Didier Migaud.

Dans une déclaration de patrimoine rectificative remplie en octobre et mise en ligne mardi par la Haute autorité figure le montant de 105.438 euros au titre du PEA souscrit auprès de la Banque populaire, une somme jugée inexacte selon une source proche du dossier. Dans sa déclaration initiale en août, ce PEA n’était pas mentionné.

Instance indépendante créée après le scandale Cahuzac, la Haute autorité contrôle notamment le patrimoine des parlementaires et des ministres, et peut saisir la justice si elle décèle une intention frauduleuse.

Plusieurs membres du gouvernement ont démissionné depuis 2017 dès avant leur éventuelle mise en examen, le dernier en date étant en décembre 2019 Jean-Paul Delevoye, le « monsieur retraites », en plein conflit sur cette réforme phare. Le haut-commissaire avait reconnu ne pas avoir déclaré à la HATVP plusieurs activités parallèles.

Avant d’intégrer le gouvernement Castex, comme d’autres membres issus de la société civile, M. Griset était président de l’Union des entreprises de proximité (U2P). Il avait auparavant présidé l’Assemblée permanente des chambres de métiers et d’artisanat et l’Union nationale des taxis, entre autres.

C’est la première fois que la HATVP saisit la justice concernant le patrimoine d’un nouveau ministre. Depuis sa création, au total une centaine de dossiers ont été transmis, souvent de parlementaires.

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Économie

L’inflation en France remonte à 6% en janvier, selon l’Insee

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L'inflation en France remonte à 6% en janvier, selon l'Insee

Cette hausse proviendrait de «l’accélération des prix de l’alimentation et de ceux de l’énergie».

La hausse des prix à la consommation s’est légèrement accélérée en janvier. Le taux d’inflation a atteint 6% sur un an, après 5,9% en décembre, selon une première estimation publiée mardi 31 janvier par l’Insee. « Cette légère hausse de l’inflation serait due à l’accélération des prix de l’alimentation et de ceux de l’énergie », respectivement en hausse de 13,2% et 16,3% sur un an, estime l’Institut national de la statistique et des études économiques.

Les prix de l’énergie ont rebondi « du fait de la hausse des prix des produits pétroliers, en partie due à la fin des remises sur les carburants, et de celle, encadrée, des prix du gaz ». Au 1er janvier 2023 ont en effet pris fin la remise à la pompe de 10 centimes d’euros par litre et le plafonnement à 4% de la hausse du prix du gaz (au profit d’un plafonnement à 15% en 2023). A titre de comparaison, les prix de l’énergie avaient progressé de 15,1% sur un an en décembre et de 19,9% en janvier 2022.

Quant aux produits alimentaires, la hausse des prix s’est accélérée en janvier à la fois pour les produits frais (+9,8% sur un an après +9,3% en décembre 2022) et les autres produits alimentaires (+13,8% après +12,6%).

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Retraites : nouvelle journée de mobilisation en France

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Retraites : nouvelle journée de mobilisation en France

Les syndicats espèrent une mobilisation au moins équivalente à celle du 19 janvier pour faire plier le gouvernement sur son projet phare.

La grève est très suivie dans les transports avec une circulation des métros et RER « très perturbée » en région parisienne, de même que celle des TGV. La situation est encore plus difficile pour les trains régionaux et le trafic des Intercités est quasiment à l’arrêt.

A la gare routière de Bobigny, Marie-Hélène Plautin, retraitée, est partie avec une heure et demie d’avance pour son rendez-vous médical, un trajet qui ne nécessite en temps normal qu’une demi-heure en tramway: « J’ai rendez-vous avec un médecin pour la première fois à Saint-Denis. Depuis que je sais que cette grève va avoir lieu, je me demande si je vais pouvoir y aller », explique-t-elle.

A Bordeaux, Josselin et Alicia Frigier, 40 ans, reviennent de Madrid et après avoir passé plusieurs heures en bus, ont vu leur train pour La Rochelle annulé. « On nous propose à la place une heure de train et 3 heures de bus », détaille la voyageuse. Son mari concède que s’il y a grève,  » c’est sûrement pour une bonne raison ».

Dans les cortèges, dont les premiers se sont élancés à 10h00, « nous espérons être au moins autant (que le 19), si ce n’est plus », a souligné mardi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, sur BFMTV et RMC.

« Les deux marqueurs qui doivent être retirés » de la réforme sont le report de l’âge légal à 64 ans et l’allongement accéléré de la durée de cotisation jusqu’à 43 annuités, a martelé le responsable syndical, ajoutant: « si la Première ministre n’a pas entendu le message, aujourd’hui on va le lui dire plus haut, plus fort et plus nombreux ».

La mobilisation en chiffres

La journée du 19, à l’appel des huit principaux syndicats français, avait réuni selon les autorités 1,12 million de manifestants, plus de deux millions selon la CGT.

Cette fois-ci, 1,2 million de manifestants sont attendus en fourchette haute dont 100 000 à Paris, selon une source policière.

Onze mille policiers et gendarmes sont mobilisés, dont 4 000 à Paris, selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Penser déjà à la suite ?

Une intersyndicale doit se réunir à partir de 18h00 au siège de FO pour décider des suites du mouvement, et probablement annoncer au moins une nouvelle journée de mobilisation. La CGT, FO et Solidaires souhaitent des grèves reconductibles, comme en ont déjà décidé certains syndicats, par exemple dans l’énergie et l’éducation.

Les syndicats enseignants ont prévu 50% de grévistes mardi parmi les professeurs, de la maternelle au lycée.

Des étudiants étaient également mobilisés, comme au site Saint-Charles de l’université Aix-Marseille, où un piquet de grève a été installé avec une banderole « Réforme accablante, riposte étudiante. Des élèves de Sciences Po ont voté l’occupation des locaux depuis 21H lundi.

La CGT a annoncé 75 à 100% de grévistes dans les raffineries et dépôts de TotalEnergies. Quant aux grévistes d’EDF, ils ont occasionné dans la nuit des baisses de charges dans les centrales électriques de « près de 3.000 MWH », sans toutefois causer de coupures, selon la CGT et EDF.

La position du gouvernement

Pris en étau entre la détermination de la rue et la virulence des oppositions à l’Assemblée, où le projet est débattu depuis lundi, le gouvernement a durci le ton ce week-end, M. Darmanin dénonçant « le profond mépris de la valeur travail » d’une partie de la gauche.

Elisabeth Borne a elle joué la carte de la fermeté, affirmant que le recul de l’âge n’était « plus négociable », même si des mesures en faveur des femmes, plus impactées par la réforme que les hommes, sont envisagées.

En retrait sur ce dossier, le président Emmanuel Macron, qui joue en partie son quinquennat sur cette réforme, l’a jugée lundi « indispensable ».

Mais pour l’exécutif, la bataille de l’opinion « est très mal engagée », selon Frédéric Dabi, de l’institut de sondages Ifop: « Au fur et à mesure que les Français entrent dans la connaissance de la réforme, l’adhésion recule » dans les sondages.

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Retraites : 50 % de grévistes dans les écoles primaires, mardi

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Retraites : 50 % de grévistes dans les écoles primaires, mardi

La moitié des enseignants du premier degré (maternelle et élémentaire) devrait faire grève mardi 31 janvier, deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites.

Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, a prévu ce lundi 30 janvier que la moitié des enseignants du premier degré seraient grévistes dans le cadre de la deuxième journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites, mardi 31 janvier.

« Il n’y a pas d’étonnement, on savait que nous n’irions pas jusqu’à 70 % comme lors de la première mobilisation [le 19 janvier, ndlr]. Mais 50 % reste un très bon chiffre qui montre qui le mouvement de contestation contre la réforme des retraites s’installe dans les écoles », a expliqué à l’AFP Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU.

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