Culture
Smiljan Radic Clarke, l’architecte de l’essentiel, reçoit le prix Pritzker
Le Chilien, figure majeure mais discrète de la discipline, est récompensé pour une œuvre où la rigueur constructive le dispute à une poésie des matériaux bruts.
Le prestigieux prix Pritzker, considéré comme la plus haute distinction en architecture, a été attribué à l’architecte chilien Smiljan Radic Clarke. Âgé de soixante ans, le lauréat est reconnu pour une démarche singulière, privilégiant une approche contextuelle et un dialogue profond avec la matière. Sa production, souvent perçue comme minimaliste, repose en réalité sur une ingénierie d’une grande précision, selon les termes de la fondation qui décerne la récompense.
Plus célèbre dans les milieux artistiques et intellectuels que sur la scène médiatique, Smiljan Radic Clarke a accueilli cette consécration avec une retenue caractéristique. Il a évoqué, dans une déclaration, l’honneur que représente cette distinction, tout en exprimant une certaine appréhension face à l’exposition publique accrue qui pourrait en découler. Son travail se distingue par un refus affirmé de tout langage architectural reproductible, chaque projet étant conçu comme une investigation unique.
Parmi ses réalisations les plus emblématiques figure le pavillon éphémère de la Serpentine Gallery à Londres, une coque de fibre de verre translucide posée sur d’imposants blocs de pierre. Cette structure, jouant avec la lumière naturelle et les relations entre l’abri et le paysage, a largement contribué à sa notoriété internationale. Sur le sol chilien, la « Maison pour le Poème de l’Angle Droit », conçue avec la sculptrice Marcela Correa, est souvent présentée comme son chef-d’œuvre le plus intime. Ce bâtiment en béton noir, aux formes à la fois anguleuses et organiques, est un espace dédié à la contemplation.
La fondation Pritzker salue une architecture qui peut sembler temporaire, voire délibérément inachevée, mais qui offre toujours un refuge structuré et empreint d’une discrète sérénité. Formé à Santiago puis à l’Institut universitaire d’architecture de Venise, Radic Clarke a fondé son agence en 1995, qu’il a toujours tenue à une échelle volontairement réduite. Cette annonce intervient dans un contexte particulier pour l’institution, suite à la révélation de contacts passés entre son directeur et le financier Jeffrey Epstein, une affaire ayant conduit à des démissions au sein du groupe familial lié au prix.
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