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Sète / Place Aristide Briand : Coup de force réussi pour François Commeinhes

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©PhilippeCarabasse

Cette fois c’est la bonne pour le maire de la Ville de Sète ! La place Aristide Briand est entièrement clôturée et sous bonne garde des forces de l’ordre et agents de sécurité.

Très tôt ce matin, un impressionnant cortège de policiers ont investi la place, pour permettre aux ouvriers de clôturer la place Aristide Briand et enfin lancer la construction du nouveau parking sous terrain.

Une nouvelle stratégie payante

Un arrêté municipal déposé la veille, le choix d’une heure matinale avancée pour débuter l’opération, des effectifs de police plus nombreux que lundi, tout semblait mieux organisé pour réussir ce deuxième coup de force en moins de quatre jours contre les manifestants.

Malgré une alerte donnée très tôt sur les réseaux sociaux par l’association Bancs Publics pour contrer les forces de l’ordre, les manifestants ne réussiront pas cette fois à bloquer la mise en place des palissades.

Résultat, depuis le milieu de matinée, la place Aristide Briand est à ce jour entièrement clôturée, sécurisée et interdite au public jusqu’au 31 décembre 2024. Les travaux vont pouvoir débuter.

Des actions en justice prochainement

Bien que le moral des manifestants soient touchés, la lutte continue devant les tribunaux comme l’explique Christophe Aucagne, membre de l’association Bancs Publics, « nous avons déposé un référé suspensif devant le tribunal avec une audience qui devrait avoir lieu avant la fin du mois et une autre procédure est en cours sur le fond du dossier pour faire annuler le permis de construire. »

Parallèlement à ces actions, l’association annonce une nouvelle marche vers la mairie de Sète ce samedi 17 septembre à 11h30. Ainsi que deux concerts qui auront lieu autour de la place barricadée entre 16h et 18h pour contester ce coup de force mais aussi fêter les journées européennes du patrimoine. Comme un symbole…

L’opposition politique vent debout

Côté politique, les réactions ne ce sont pas faites attendre. Philippe Carabasse, Véronique Calueba, Laura Seguin ou encore Sébastien Pacull ont réagi à ce coup de force de la municipalité sétoise.

Philippe Carabasse: « Ce passage en force pour clôturer hermétiquement la place Aristide Briand est pour le moins stupéfiant mais reste dans la ligne de conduite bornée d’une municipalité sourde aux arguments, aux propositions de débat ou aux alternatives possible.Ce matin une place normalement remplie de vie, aujourd’hui occupée par la police municipale, nationale et agents de sécurité. Moyens disproportionnés face à des citoyens s opposant à un projet urbanistique discutable. À ce titre mais, que fait la police nationale à Sète ? Elle occupe une place publique (…). A mourir de rire ou à pleurer de désespoir ! »

Véronique Calueba: « Malgré la mobilisation, il semble que le maire est passé en force (de police!) et s ’accroche à son projet rétrograde. La mobilisation citoyenne continue et nous attendons les résultats de l’action en justice de Bancs publics. »

Sébastien Pacull: « Sur cette affaire je suis dès le départ pour un référendum d’initiative citoyenne. Un maire qui impose des projets en fermant une place en cachette. Un Collectif qui se voit opposé la force publique. Un projet mal ficellé, mal implanté et non expliqué. Tels sont les ingrédients qui nous amènent à une situation de confrontation bien éloignée de la volonté affichée de l’apaisement. Nous défendions l’implantation d’un parking et de la salle Brassens sur le site du Mas Coulet, nous rééditions cette position qui fait preuve d’ouverture de la ville vers l’agglomération et d’une pensée urbanistique à long terme, ce qui visiblement ne fait pas partie des préoccupations du Maire. »

Laura Seguin: « Colère et tristesse de voir la place Aristide Briand barricadée, n’appartenant plus aux habitants, pour y faire un nouveau parking qui continuera d’attirer encore plus les voitures dans le centre ville. Adieu le kiosque, les marchés, les jeux pour enfants, les discussions sous les arbres… Et tout ça par la force, puisque les arguments du maire n’ont pas réussi à convaincre. Des forces de police disproportionnées par rapport à l’enjeu, mais que ne ferait-on pas pour M. le maire ? »

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1 Commentaire

1 Commentaire

  1. PierredeSète

    15 septembre 2022 at 23 h 13 min

    Coup de force « réussi  » !?
    Où est la réussite ? Interdire tout accès à la place, tant pour les divers marchés que pour les habitants de la ville, dans l’attente des décisions du Tribunal, s’apparente plus à un caprice de gamin contrarié qui casse ses jouets parce qu’il n’a pas gagné plutôt qu’à une décision prise dans le réel intérêt du public !
    Quel intérêt collectif à cette fermeture ?
    Quelle médiocrité ce maire ! Vivement la fin de son mandat, visiblement de trop !

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Sète : un blessé grave dans une explosion d’une usine classée Seveso

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Sète : un blessé grave dans une explosion d'une usine classée Seveso

Une importante explosion a secoué une usine classée Seveso « seuil bas » à Sète, suivie d’un incendie. L’incident a eu lieu dans l’entrepôt d’estérification de l’entreprise, en période de maintenance. Un salarié a été gravement blessé et évacué vers l’hôpital de Montpellier.

Un important panache de fumée s’élève ce mercredi en fin d’après-midi au-dessus de Sète. Une usine classée Seveso « seuil bas », c’est-à-dire comme un site industriel à risque, a subi une importante explosion en fin d’après-midi. Cette déflagration a été suivie, quelques minutes plus tard, d’un important incendie.

Plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent la formation d’un épais nuage noir au-dessus du site, situé dans la zone industrielle du port de Sète. Selon la préfecture de l’Hérault, l’incident est survenu à 17h « dans l’entrepôt d’estérification (fabrication de carburant à partir de graines), où étaient présents 300 m³ de diester », alors que l’entreprise était « à l’arrêt, en situation de maintenance ». Un périmètre de sécurité a été installé et un centre opérationnel départemental (COD) de crise a été activé.

« Le bilan est d’un blessé en urgence absolue, un salarié de l’entreprise », indiquent les autorités dans un communiqué diffusé à 19h30. La victime a été héliportée vers l’hôpital de Montpellier. « L’incendie est désormais maîtrisé, en voie d’extinction, et que le panache de fumée a été réduit », ajoutent-elles, assurant que celui-ci « ne présente pas de risque pour la population ».

Au total, 120 personnes ont été évacuées, des prélèvements ont été effectués. Aucun risque de toxicité n’est pour l’heure constaté.

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Sète : L’île de Thau prise au piège du narcobanditisme – Chronique des récents événements

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Sète : L'île de Thau au bord de l'effondrement - Chronique des récents événements
©LeSingulier

L’île de Thau à Sète se trouve à un tournant critique de son histoire. Le quartier le plus pauvre du sud de la France, est maintenant au bord du précipice, menacé par une escalade de la violence entre les trafiquants de drogue. Le Singulier revient en détail sur les événements qui ont secoué ce quartier au cours des dernières semaines.

Depuis la mi-décembre 2023, l’île de Thau est le théâtre d’événements majeurs qui pourraient la faire basculer définitivement entre les mains des trafiquants de drogue. Ces dernières semaines ont été particulièrement agitées autour d’un point de deal qui suscite de vives convoitises.

Tout a commencé le 23 décembre 2023, lorsque des individus cagoulés et lourdement armés ont tenté en fin de journée de prendre le contrôle du principal point de deal du quartier. Les guetteurs qui surveillaient ce point ont été pris pour cible, des coups de feu ont été échangés, et les appartements utilisés pour le trafic ont été pillés par les nouveaux arrivants.

Des vidéos extrêmement violentes, que nous avons visionnés mais que nous avons choisi de ne pas diffuser, montrent clairement des jeunes cagoulés et armés en train de dépouiller les guetteurs locaux.

Cette nuit-là, dans un climat de panique généralisée, un important déploiement policier a été mis en place devant la mosquée de l’île de Thau, qui fait face au point de deal. L’objectif était de rétablir le calme et de prévenir avant tout une éventuelle prise de contrôle extérieure, similaire à ce qui s’est produit à Nîmes, où la DZ Mafia, une bande de Marseille, a conquis plusieurs quartiers de la ville nîmoise. Depuis cette nuit du 23 décembre, les affrontements et les fusillades sont devenus presque quotidiens. Les hostilités entre les différentes bandes se sont également intensifiées sur les réseaux sociaux. La fusillade la plus significative de cette période s’est déroulée le 28 décembre en soirée et a perduré pendant plus de 30 minutes, comme l’attestent les vidéos fournies par les résidents du quartier. « C’est comme à Gaza, mais en vrai, juste sous ton balcon. Pour ma part, j’évite de filmer car depuis peu, ils tirent aussi sur les personnes présentes sur les balcons et aux fenêtres. C’est la nouvelle mode », témoigne une habitante du quartier.

Dans un premier temps, les forces de l’ordre, prises au dépourvu par cette attaque surprise, ont rapidement renforcé leur présence afin de prévenir un possible point de basculement. Dans cette optique, le 26 décembre, soit trois jours après l’attaque du point de deal, les autorités ont lancé une opération de communication visant à rassurer les habitants. À travers le MidiLibre, elles ont annoncé « Renforts de police à Sète pour une opération de sécurisation sur l’île de Thau », tout en évitant de divulguer les détails pour ne pas susciter la panique parmi les résidents. Le 30 décembre, soit quatre jours plus tard, une nouvelle opération de communication a été menée par les forces de l’ordre via le MidiLibre, annonçant « l’interpellation d’une dizaine de suspects, ainsi que la saisie de stupéfiants et d’armes ». Tous ont été relâchés après quelques heures de garde à vue.

Cependant, malgré ces opérations de communication bien orchestrées, la grande majorité des habitants n’a pas été rassurée. La plupart d’entre eux ont passé les fêtes de fin d’année confinés dans leurs appartements, espérant un répit qui tardait à venir. De nombreux enfants n’ont pas pu sortir jouer à l’extérieur pendant toute la durée des vacances scolaires, par crainte d’être victimes de balles perdues.

Le dernier événement en date, survenu le mardi 9 janvier, a été marqué par un coup de feu tiré en plein milieu de la journée, jetant le quartier dans une atmosphère d’urgence. Les habitants, les commerçants et les écoles ont tous reçu un SMS des services municipaux les exhortant à rester confinés, rappelant tristement la situation que l’on peut rencontrer dans des pays en guerre. Un jeune homme d’une vingtaine d’années a été blessé devant le point de deal et transporté en urgence au CHU de Montpellier. Selon nos informations, la victime se serait blessée accidentellement alors qu’elle se promenait avec une arme chargée autour de la taille, une triste norme devenue malheureusement courante dans le quartier, illustrant ainsi le climat extrêmement tendu qui règne sur le terrain.

À l’heure actuelle, les guetteurs locaux maintiennent leur présence, tandis que des groupes extérieurs, dont l’origine géographique suscite des débats, persistent à convoiter ce point de deal extrêmement lucratif. Il n’est pas exclu que d’autres événements de cette nature se reproduisent dans les semaines à venir, étant donné l’importance des profits générés par le trafic de drogue, une réalité exacerbée par la crise économique en cours.

Quant aux habitants, ceux que nous avons rencontrés pour recueillir leurs témoignages sur les événements de ces derniers jours, ne cherchent plus à s’exprimer pour dénoncer la situation ou à résoudre les conflits par le biais de la médiation. La fuite est désormais devenue leur option privilégiée. Selon nos informations, au cours des six derniers mois, environ cinquante familles ont quitté le quartier, laissant ainsi leurs appartements vacants. La plupart d’entre elles ont réussi à trouver un nouveau logement, tandis que d’autres ont trouvé refuge auprès de membres de leur famille vivant en dehors du quartier, en attendant de trouver une solution de relogement. De plus, les nouvelles attributions de logements sociaux dans le quartier sont largement refusées par les nouveaux locataires, ce qui constitue un indicateur clair de la détérioration de la situation.

Piégé dans l’étau du narcobanditisme, le quartier de l’île de Thau continue de sombrer, laissant les habitants perplexes quant à la manière dont ils ont pu en arriver à cette situation critique. Le réveil est brutal, mais les habitants ne se laissent pas duper lorsqu’il s’agit de désigner les responsables de cette détérioration. « En centre-ville, c’est le paradis pour les touristes, mais ici, c’est l’enfer. Quand on observe un tel contraste, alors que nous résidons dans la même ville, nous pouvons clairement affirmer que nous avons été abandonnés par le maire. Est-il normal d’obtenir des renforts de police et de l’armée pour assurer la sécurité lors de la fête de la Saint-Louis, mais rien lorsque nos vies sont en danger ? », se demandent-ils avec amertume.

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Braderie à Sète : Découvrez les bonnes affaires et tentez votre chance avec une tombola !

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Braderie à Sète : Découvrez les bonnes affaires et tentez votre chance avec la tombola !

L’Association 4nationsfr organise une Braderie à la salle Georges Brassens à Sète et une tombola. Des supers lots à gagner et des places d’exposants encore disponibles !

Les habitants de Sète et du bassin de Thau ont une excellente raison de sortir de chez eux le dimanche 7 janvier : la salle Georges Brassens à Sète accueille une Braderie organisée par l’association 4nationsfr. Cet événement promet une journée de divertissement, de bonnes affaires et de solidarité pour tous les participants.

La Braderie, prévue pour commencer à 9 heures du matin, vous réserve une diversité de produits à des tarifs avantageux. Que vous soyez en quête de vêtements, d’articles pour la maison, de jouets ou d’autres trésors, cet événement saura répondre à vos attentes. Un service de restauration sera à votre disposition sur les lieux pour combler vos appétits.

En marge de la Braderie, une tombola est également prévue, avec deux superbes lots à gagner : un iPad dernière génération et une console de jeu PlayStation 5. Les billets pour la tombola sont en vente au prix de 10€ et peuvent être achetés au – 50 rue Pierre Semard à Sète – ou directement sur place le jour de la Braderie. Le tirage au sort aura lieu à 18h le même jour à la salle Georges Brassens, alors assurez-vous d’acheter vos billets à temps pour avoir une chance de remporter l’un de ces fabuleux prix.

Pour ceux qui souhaitent participer en tant qu’exposants à cette Braderie dynamique, il reste encore des places disponibles. Les inscriptions sont toujours ouvertes en contactant le numéro suivant : 06 52 51 30 49. Que vous soyez un amateur passionné ou un professionnel expérimenté, c’est l’occasion idéale de présenter vos produits et de participer à cette journée de convivialité.

Ne manquez pas cet événement unique à Sète, où l’atmosphère festive, les opportunités d’achat avantageuses et le soutien mutuel créent une journée inoubliable. Rendez-vous le dimanche 7 janvier pour cette Braderie que vous n’oublierez pas de sitôt !

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