Sète
Sète : La piscine du candidat Pascal Pintre en infraction au PLU
En pleine campagne pour les élections municipales à Sète, le candidat Pascal Pintre se retrouve visé par une procédure de régularisation pour une piscine privée implantée en infraction au Plan Local d’Urbanisme. Deux de ses colistiers seraient également concernés par des situations similaires.
La patrouille de l’urbanisme a fini par rattraper un candidat et certains de ses colistiers en pleine campagne électorale. Selon nos informations, Pascal Pintre, candidat déclaré aux élections municipales à Sète, fait l’objet depuis plusieurs mois d’une procédure de mise en conformité relative à une piscine privée réalisée sur sa propriété située rue Jean Moulin, dans le quartier du Barrou.
À la suite du signalement d’un voisin, un agent assermenté s’est rendu sur place et a constaté la présence d’une piscine sur la propriété du candidat. Le point central de cette affaire ne concerne pas la taille du bassin mais plutôt l’emplacement dans une zone protégée. Dans ce secteur de la ville, classé en zone UD4, le Plan local d’urbanisme est très clair : L’article 6 du règlement impose que toute construction, y compris une piscine, soit implantée à au moins trois mètres des voies et des espaces publics. Cette distance se calcule en incluant les margelles et les plages autour du bassin. Selon les constatations effectuées sur place, cette distance réglementaire ne serait pas respectée. La situation relèverait donc d’une infraction flagrante aux règles d’implantation du PLU.
Un délai de trois mois a été accordé à Pascal Pintre afin de procéder à la régularisation de sa piscine, soit par modification de l’ouvrage, soit par toute mesure permettant de satisfaire aux prescriptions applicables. À défaut d’action dans ce délai, un procès-verbal d’infraction pourrait être dressé et transmis au procureur de la République de Montpellier afin d’obtenir l’obligation de reboucher ce trou qui se situe dans une zone protégée.
Toujours selon nos informations, cette situation ne concernerait pas uniquement le candidat lui-même. Deux autres colistiers figurant en bonne place sur sa liste se trouveraient dans une situation comparable et devraient également engager une régularisation dans les prochains mois. Surréaliste.
Le Plan Local d’Urbanisme, c’est quoi ? C’est le document qui encadre concrètement ce que chacun peut construire. Il fixe les distances à respecter, les hauteurs autorisées, les implantations possibles. Il protège l’équilibre des quartiers et garantit que tous les propriétaires sont soumis aux mêmes règles. Certains habitants voient leurs projets refusés pour quelques centimètres de trop, pendant que d’autres, comme Pascal Pintre et ses colistiers, ne respectent pas ces règles. Pourtant, les règles ne varient pas selon le statut ou l’ambition politique. Dans ses prises de position publiques, Pascal Pintre affirme vouloir encadrer plus « strictement » les futurs projets immobiliers. Celui qui promet « fermeté » et « discipline » se retrouve aujourd’hui confronté à une infraction aux règles qu’il entend faire respecter aux habitants.
La régularisation est possible, elle est prévue par le droit. Mais elle n’efface pas le constat initial. Le candidat ne connaît pas ou ne respecterait pas volontairement les règles d’urbanisme applicables à sa propriété privée. Dans les deux cas, c’est problématique. Peut-on aspirer à gouverner une ville et à faire respecter strictement ses règles d’urbanisme tout en se trouvant soi-même en infraction ?
En matière d’urbanisme comme en matière d’éthique publique, la cohérence entre les discours et les actes demeure un élément central de la crédibilité politique. Une piscine implantée à une distance insuffisante peut sembler anodine sur le plan matériel. Elle prend une dimension différente lorsqu’elle concerne trois membres d’une même liste, dont l’engagement politique se revendique de l’exigence et du respect strict des règles.
La manière dont cette mise en conformité sera traitée, ainsi que les explications que le candidat et ses colistiers choisiront d’apporter, seront désormais scrutées avec attention dans les prochains jours. Reste à savoir si la réponse prendra la forme d’explications claires et assumées ou si le candidat continuera de s’enfermer dans une stratégie, désormais bien rodée depuis sa déclaration de candidature, consistant à se poser en victime d’un système qu’il a trahi et à dénoncer une prétendue cabale politique et médiatique.
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Greg
24 février 2026 at 16 h 04 min
Mai luit dans la campagne il compte pour du beurre…
Nicky90
24 février 2026 at 17 h 38 min
C’est Marques qui doit être content!!!!
Michel Castaldo
24 février 2026 at 17 h 42 min
C’est normal il sort de ce système et ses mentors sont D’Ettore et Commeinhes. À quoi vous attendiez-vous ? Quand je regarde ses colistiers et ses soutiens je ne peux m’empêcher de rire de leur naïveté. C’est incroyable ce qu’ils peuvent écrire.